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Violences faites aux femmes : La Banque postale étend son dispositif pour ouvrir un compte bancaire en 24 heures

La Banque Postale va élargir son système pour aider les femmes victimes de violences économiques. [Sameer Al-DOUMY / AFP]

Alors que ce mardi a lieu la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, beaucoup de victimes ne sont pas autonomes financièrement. La Banque postale a mis en place un dispositif pour remédier à cela.

Accentuer la lutte. En 2025, 28% des femmes en couple déclarent ne pas avoir de compte en banque personnel. Un chiffre préoccupant, la liberté financière étant un vecteur d’indépendance. La maîtrise des finances par les conjoints peut être utilisée comme un moyen de dominer et contrôler la personne. Face à cela, les banques se mobilisent.

La Banque postale a annoncé ce lundi généraliser son dispositif d’accompagnement pour aider les femmes victimes de violences économiques, à la veille de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. Les 3.000 bureaux de poste du pays dotés d’un conseiller bancaire peuvent désormais ouvrir un compte en 24 heures, en toute confidentialité.

Vanessa Ly, directrice des clientèles vulnérables de l’entreprise, met en avant sa présence sur le territoire : «Il peut être plus facile pour une femme de venir dans un bureau de poste, un lieu neutre, où l’on peut se rendre pour d’autres raisons qu’ouvrir un compte bancaire», explique-t-elle dans les colonnes du Parisien.

Le dispositif existait déjà depuis le début de l’année. «On enregistre l’ouverture d’un compte par bureau et par mois» dénombre Vanessa Ly. Il est cependant payant, de 1 à 2,60 euros par mois.

D’autres banques ont mis en place un système similaire et gratuit. La Caisse d’épargne Bretagne Pays de la Loire a créé le sien en mars 2024. Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale l’a suivie en janvier de la même année.

Ce groupe avait publié quelques mois plus tard son enquête Ifop sur les violences économiques. On y apprenait que 32% des femmes n’ont pas de source de revenus autre que celle de leur conjoint. 72% d’entre elles qui avaient connu des violences économiques souffraient aussi de violences verbales et/ou physiques.

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