Après être parvenue à faire adopter la nationalisation d’ArcelorMittal, jeudi dernier à l’Assemblée nationale, La France insoumise espère faire avancer cette loi au Sénat. De son côté, le gouvernement s’est d’ores et déjà opposé à ce projet. «Une première depuis 1982».
Une décision en suspens ? Le 27 novembre dernier, lors la niche parlementaire de La France insoumise, l’Assemblée nationale a adopté la nationalisation du sidérurgiste ArcelorMittal France. L’avenir de ce texte semble cependant fortement incertain. En effet, il lui sera difficile d’être adopté au Sénat, majoritairement à droite et au centre.
Malgré tout, LFI entend cependant échanger avec ma gauche sénatoriale. «Nous avons pris lien avec le Sénat, notamment le communiste Fabien Gay, pour que le texte puisse être repris», a déclaré Mathilde Panot, présidente des députés LFI ce mardi lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.
L’opposition du gouvernement
De leur côté, le gouvernement et ArcelorMittal ont réaffirmé leur opposition ferme à toute nationalisation des actifs français de l'aciériste. Nationaliser le sidérurgiste serait «une réponse populiste à un problème structurel», a déploré le ministre de l'Economie Roland Lescure.
«La France a besoin d'un cap industriel clair, pas d'une prétendue formule magique que serait la nationalisation», a-t-il écrit dans un message publié sur le réseau Bluesky.
Je prends acte du vote de l’Assemblée nationale qui vise à nationaliser ArcelorMittal. La pseudo-alliance officieuse, opportuniste et contre-nature de LFI et du RN ne réglera en rien les enjeux de concurrence déloyale qui déstabilisent l’entreprise.
— Roland Lescure (@rolandlescure.bsky.social) 28 novembre 2025 à 07:28
Enfin, ArcelorMittal a estimé qu'une nationalisation «ne permettrait en aucun cas de résoudre les problèmes rencontrés par l'industrie de l'acier en France et en Europe», appelant à «agir sur les facteurs structurels de compétitivité», et soulignant que «les leviers sont européens».