Ce dimanche, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déclaré préparer un projet de loi sur la sécurité du quotidien «avec des sanctions renforcées», notamment pour les auteurs de rodéos urbains.
Des textes à muscler. Dans une interview au Journal du dimanche, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, s’est exprimé sur un projet de loi sur la sécurité du quotidien, et plus particulièrement sur les tirs de mortiers, les rodéos urbains ou encore les rave-parties.
«Nous préparons un projet de loi, avec des sanctions renforcées, contre les mortiers, contre les rodéos urbains, avec suspension immédiate du permis de conduire et saisie du véhicule, et contre les rave-parties, qui pourrissent la vie de nos concitoyens», a-t-il ainsi expliqué.
«J'ai aussi repris un certain nombre de mesures sur lesquelles mon prédécesseur a travaillé» dans ce projet de loi sur la sécurité du quotidien, l'une de ses priorités, a poursuivi le locataire de la place Beauvau.
Les refus d'obtempérer seront également concernés par ce projet de loi : «J'ai demandé que les poursuites soient systématiquement envisagées», a affirmé Laurent Nuñez.
«Par ailleurs, un texte de loi passera devant le Parlement en février afin de donner plus de prérogatives aux policiers municipaux, les premiers acteurs de la sécurité du quotidien», a-t-il ajouté.
Une tolérance zéro
Quant aux festivités du 31 décembre, le ministre a rappelé avoir «donné des instructions extrêmement claires à ce sujet : tolérance zéro pour les violences urbaines».
Les contrôles de «certains commerces ou épiceries» qui vendent des mortiers d'artifice «malgré l'interdiction» seront notamment multipliés.
«En coopération avec la douane, les contrôles vont se multiplier aux frontières, afin de limiter l'arrivée de produits commandés sur Internet, en provenance de Pologne ou de République tchèque», a poursuivi Laurent Nuñez.
Certains mortiers sont utilisés «contre les policiers», ce qui «n'est pas tolérable», a-t-il dit.
Enfin, «les parties communes de nombreux immeubles» seront inspectées en amont du 31 décembre «afin de saisir de potentiels projectiles, des mortiers d'artifice notamment», a conclu le ministre.