Le vote du budget de la Sécurité Sociale adopté le 16 décembre dernier à l’Assemblée nationale a entériné plusieurs nouveautés majeures pour les familles françaises à venir dans le courant de l’année 2026.
Une avancée sur le congé de naissance et un recul sur les allocations familiales. Les députés français ont entériné quelques modifications de premier plan instaurés pour les parents en 2026 via l’adoption le 16 décembre dernier du budget de la Sécurité sociale.
La création d’un congé supplémentaire de naissance
Pour lutter contre le déclin de la natalité française et favoriser le «réarmement démographique» souhaité par le président Emmanuel Macron, le gouvernement a créé, avec le soutien des députés, un congé supplémentaire de naissance.
Ce dernier entrera en vigueur au 1er juillet 2026 mais intégrera via «un délai supplémentaire exceptionnel» les enfants nés ou adoptés dès le 1er janvier 2026, selon le site officiel du gouvernement.
Dans les faits, chaque parent pourra faire usage de ce congé pour une période d’un à deux mois. A noter que chacun des bénéficiaires optant pour un congé de deux mois pourra fractionner en deux mois distincts le congé de naissance. L’indemnisation perçue va représenter 70% du salaire net du parent concerné lors du premier mois de congé et 60% de ce même salaire pour le second mois.
A ce nouveau congé s’ajoute les autres congés déjà existants pour la naissance d’un enfant, à savoir le : le congé maternité de 16 semaines, le congé paternité de 28 jours ou encore le congé parental d’une durée maximale d’un an et renouvelable, dans certains cas, jusqu’à cinq fois avec l'accord de l'employeur.
Un recul sur l’âge de la majoration des allocations familiales
Le texte adopté en décembre dernier a également prévu de décaler de 14 ans à 18 ans la majoration des allocations familiales dès le 1er mars 2026. Les députés se seraient appuyés sur une étude, datant de mars 2023, de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) pointant la pertinence du seuil aujourd’hui fixé à 14 ans, orientant plutôt vers celui de 18 ans, selon Capital.
Pour rappel, chaque famille française peut prétendre aux allocations familiales si son foyer se compose d’au moins deux enfants et sous réserve de respecter les conditions de ressources fixées. D’après le site de la Caisse d'allocations familiales (CAF), le montant octroyé par enfant oscille entre 18,88 euros et 75,53 euros par mois, selon la tranche du foyer.
A noter que la mesure s’appliquera seulement pour les enfants fêtant leur 14e anniversaire après le 1er mars prochain. Cette mesure ne concernera donc pas les adolescents ayant atteint 14 ans avant cette date.