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Salon de l’Agriculture 2026 : pourquoi la Côte-d'Ivoire est-elle mise à l’honneur cette année ?

Le Salon de l'Agriculture a lieu, cette année, du 21 février au 1er mars. [Bertrand GUAY / AFP]

Le Salon de l’Agriculture 2026 ouvrira ses portes à Paris Expo-Porte de Versailles dès ce samedi 21 février. Cette année, c’est la Côte d’Ivoire qui est mise à l’honneur. Ce pays est en effet «la première puissance agricole d’Afrique de l’Ouest». 

Un événement agricole français ouvert sur le monde. A compter de ce samedi 21 février, et jusqu’au dimanche 1er mars prochain, le Salon International de l’Agriculture (SIA) 2026 doit ouvrir ses portes au public à Paris Expo, situé à Porte de Versailles. Et après le Maroc l’année dernière, c’est au tour de la Côte d’Ivoire d’être mise à l’honneur durant cette 62e édition. 

«Pays à l’honneur du SIA 2026, la Côte d’Ivoire co-inaugurera le Salon aux côtés de la France, le samedi 21 février. Au cœur d’une économie et d’une démographie en forte croissance, la première puissance agricole d’Afrique de l’Ouest est le premier producteur mondial de cacao et de noix de cajou», a indiqué le SIA dans son communiqué en date du mardi 17 février. «Le pays est également un acteur majeur du caoutchouc naturel, de l’hévéa, du riz, des bananes dessert, du coton et de la noix de cola», a-t-il ajouté.

Le choix de mettre à l’honneur la Côte d’Ivoire s’explique par plusieurs raisons. D’abord, l’agriculture, thème principal du Salon, représente la première richesse du pays. Le secteur emploie près de deux tiers de la population active et représente environ 20% du Produit Intérieur Brut (PIB).

«Pour les entreprises françaises, l’opportunité est double. D’une part, elles peuvent apporter leur savoir-faire technologique dans les machines de transformation, l’irrigation intelligente, la mécanisation ou les intrants agricoles de qualité. D’autre part, elles peuvent s’inscrire dans des partenariats de long terme avec des coopératives ivoiriennes ou des acteurs privés déjà implantés, dans une logique de filière intégrée et durable», a analysé BPI France en 2025. 

De plus, la France est le premier partenaire commercial de la Côte d’Ivoire. L’Hexagone «entretient des échanges agricoles soutenus avec le pays, exportant notamment des céréales, des produits laitiers, des viandes et produits carnés, des vins et spiritueux ainsi que des produits d’épicerie», peut-on lire dans le communiqué du SIA. 

Un espace de 500 m2 dédié à la Côte d'Ivoire

A travers le Programme National d’Investissement Agricole (PNIA), lancé en 2010 en Côte d’Ivoire pour contribuer à la transformation des exploitations familiales agricoles de subsistance pour qu'elles deviennent des exploitations relativement modernes et dont la France est le premier bailleur, notre pays contribue «au financement des cultures de rente, des productions vivrières, de l’élevage, de la sécurisation foncière, de l’accès des femmes à la terre et des infrastructures rurales».

Par conséquent, durant le Salon de l’Agriculture 2026, la Terre d’Eburnie disposera d’un espace de 500 m2 situé au Pavillon 7.1. Il s’agit, selon les organisateurs de l’événement, d’«un emplacement stratégique au cœur des agricultures françaises et internationales, pensé comme un lieu de rencontres, d’échanges et de coopérations».

«La Côte d’Ivoire est un partenaire d’honneur incontournable pour partager une vision, mais aussi une véritable amitié, face à nos enjeux agricoles communs. En la mettant à l’honneur, le Salon International de l’Agriculture 2026 célèbre bien plus qu’un pays : il affirme une ambition partagée pour l’agriculture de demain», a résumé Jérôme Despey, président du SIA.

«Une agriculture fondée sur l’innovation, la coopération, la durabilité, le dialogue entre les peuples — et sur la force des liens qui unissent nos territoires — capable de répondre aux défis de l’adaptation au changement climatique, du foncier rural, de la gestion responsable des ressources et de la souveraineté alimentaire», a-t-il poursuivi. 

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