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Protoxyde d'azote : une proposition de loi visant à réserver la vente aux seuls professionnels examinée ce jeudi

Le projet de loi qui sera examiné ce jeudi comporte au total quatre articles. [REUTERS / Benoit Tessier]

Véritable fléau en France ces dernières années, la vente de protoxyde d'azote pourrait être réservée aux seuls professionnels. C'est le sens d'une loi qui va être examinée ce jeudi au Sénat. 

Un fléau qui doit être combattu. Depuis quelques années, la consommation de protoxyde d'azote, également connu sous le nom de gaz hilarant, est au coeur de nombreux faits divers en France. Addiction, consommation au volant et accident de la route, de nombreuses affaires liées à son usage détourné ont vu le jour en France depuis 2020. 

Pour lutter contre ce phénomène, de nombreux politiques ont annoncé vouloir mettre en place des lois visant à limiter sa propagation, notamment Gérald Darmanin ou encore Laurent Nuñez. Ce jeudi, une proposition de loi «visant à restreindre la vente de protoxyde d’azote aux seuls professionnels et à renforcer les actions de prévention sur les consommations détournées» va être examinée au Sénat. 

En 2025, deux affaires ont particulièrement marqué les Français, à savoir la mort de Mathis un jeune homme de 19 ans mortellement percuté en plein centre-ville de Lille, par un conducteur qui avait consommé du protoxyde d’azote. Puis, début décembre 2025, trois jeunes de 14, 15 et 19 ans sont morts noyés après que leur voiture, où plusieurs bouteilles de protoxyde d'azote ont été retrouvées, a raté un virage et fini sa course dans la piscine d'un pavillon à Alès (Gard).

Un projet de loi qui met la prévention en avant

Concrètement, le projet de loi qui sera examiné ce jeudi comporte au total quatre articles : le premier vise à interdire «la vente du protoxyde d’azote pour les particuliers auprès des magasins de commerce physiques et en ligne». Les professionnels pourraient alors se procurer ce produit par le biais de circuits de vente spécifiques. 

L'article 2 «tend à coordonner les actions de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives et des Agences régionales de santé, afin d’établir un état des lieux de la consommation de l’usage détourné du protoxyde d’azote, de diffuser régulièrement des rapports, et de mener des actions de prévention adaptées», peut-on lire sur le site de LegiFrance.

Le troisième article «élargit la coordination de l’action de prévention menée dans les établissements scolaires en la portant également sur les produits de consommation courante détournés à des fins psychoactives». Enfin, le dernier article porte sur la demande d'un rapport d'évaluation «de la présente loi par le gouvernement permettant de dresser un état des lieux de la consommation au niveau national».

En plus d'être addictive, la consommation du protoxyde d'azote peut avoir des effets «quasi-immédiats», selon le docteur Brigitte Milhau. «Avec une seule prise, on peut s'asphyxier par ce gaz qui bouffe votre oxygène», ajoute-t-elle. Les différents risques encourus à chaque prise de gaz hilarant sont une brûlure par le froid, une perte de connaissance, une asphyxie ou encore une perte des réflexes de toux et de déglutition, rapporte Drogues Info Service

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