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«Pauvre chochotte», «on dirait une victime» : Sophia Chikirou et Rachida Dati se moquent d'Emmanuel Grégoire lors du débat d’entre-deux tours des municipales

L'ancien adjoint d'Anne Hidalgo a dénoncé une obsession commune de Rachida Dati et de Sophia Chikirou. [Bertrand GUAY / AFP]

Point d'orgue de l'entre-deux-tours à Paris, les trois candidats en lice ont débattu pour la seule et unique fois à la télévision mercredi. Un débat électrique de trois heures durant lequel Emmanuel Grégoire a dénoncé les attaques communes de Rachida Dati et de Sophia Chikirou.

Rachida Dati ne voulait pas s'exposer au premier tour à un débat télévisé qui ressemblerait à un «pugilat». Mercredi soir sur BFMTV, c'est Emmanuel Grégoire qui a dû essuyer les coups. Durant près de trois heures d'un débat d'entre-deux-tours explosif, Rachida Dati (LR-MoDem-Horizons-Renaissance) et Sophia Chikirou (LFI) ont renvoyé le candidat PS-PCF-Écologistes à l’héritage de la maire sortante de Paris, Anne Hidalgo. 

Alors qu'il devance de près de 12 points l'ex-ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement (25,46 %), l'ancien adjoint d'Anne Hidalgo (37,98 %) a dénoncé une obsession commune de Rachida Dati et de Sophia Chikirou à lui «cogner dessus très très fort».

Des attaques auxquelles ont très vite répondu les deux candidates en qualifiant Emmanuel Grégoire de «pauvre chochotte» ou encore de «victime». «C'est l'obsession à nous cogner dessus de manière très brutale», a rétorqué Emmanuel Grégoire. 

Une passe d'armes, symbole de la teneur du débat

Arrivé en tête du premier tour, Emmanuel Grégoire a tenu à bien dessiner les frontières qui le séparent des deux autres finalistes. Le candidat de la gauche unie hors LFI a ainsi assuré n’avoir «qu’une seule adversaire, Rachida Dati», candidate de la droite et du centre, considérant l’Insoumise Sophia Chikirou comme sa «concurrente».  

Cette dernière s’est, elle, présentée comme «la seule véritable opposante» à la candidate de droite et du centre. Si Emmanuel Grégoire a reconnu des «points communs» avec la députée Insoumise qui a maintenu sa liste après le «refus» du candidat de fusionner, «la dureté» de la campagne de Sophia Chikirou à son encontre «rendait impossible toute alliance».

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