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Seine-Saint-Denis : vainqueur du maire PS de Saint-Ouen, Bally Bagayoko élu à la tête de l’intercommunalité de la Plaine Commune

Bally Bagayoko a été élu avec 46 voix sur 79 suffrages exprimés. [REUTERS/Tom Nicholson]

C’est une nouvelle victoire pour la France insoumise. Ce mardi 21 avril, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a été élu à la présidence de l’une des premières intercommunalités de la région parisienne, la Plaine Commune.

Une grande réussite pour l’insoumis. Tout juste un mois après avoir remporté la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko a été élu ce mardi à la tête d'une des premières intercommunalités de la région parisienne, celle de la Plaine Commune (Seine-Saint-Denis).

A l'issue d'une séance d'installation assez tendue, au siège de Plaine Commune, à Saint-Denis, les conseillers territoriaux ont élu Bally Bagayoko, avec une majorité de 46 voix sur 79 suffrages exprimés.

Dans le détail, 32 voix sont allées au maire socialiste de Saint-Ouen Karim Bouamrane et une à la communiste Sofia Boutrih, qui n’était pas candidate.

A la tête de la deuxième plus grande ville d'Ile-de-France après Paris, Bally Bagayoko présidera donc également un puissant outil d'aménagement urbain. C'est une première pour La France insoumise.

«Je ne concours pas à devenir président insoumis», mais le président d'une coopérative de villes, a insisté le maire de Saint-Denis dans son discours de candidat, applaudi par des soutiens qui ont ensuite parfois hué son rival, Karim Bouamrane, et d'autres discours.

Bally Bagayoko succède à la tête de Plaine Commune au socialiste Mathieu Hanotin, maire sortant de Saint-Denis, qu'il a battu aux municipales dès le premier tour.

Une tentative malheureuse pour le PS

A la veille du vote, Karim Bouamrane s'était porté candidat. Il disait redouter que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon «préempte» cet outil pour en faire «une caisse de résonance» de sa candidature à la présidentielle de 2027.

Il avait par ailleurs menacé de retirer plus de 26 millions d'euros de contributions financières de sa ville si Bally Bagayoko présidait l'intercommunalité de la Plaine Commune.

Après son élection, Bally Bagayoko a publiquement déclaré : «Bien sûr chacun des maires sera respecté (…) Saint-Ouen a sa place dans l'EPT (établissement public territorial), j'entends les inquiétudes».

L’édile de Saint-Denis a par ailleurs invité Karim Bouamrane à une rencontre pour travailler ensemble. Une «main tendue sincère», appréciée par le socialiste qui demande toutefois du «respect» dans les échanges.

La Plaine Commune est l'un des établissements publics territoriaux créés il y a dix ans dans le périmètre de la métropole du Grand Paris. Il emploie plus de 2.200 agents pour un territoire de plus de 450.000 habitants.

Outre le mastodonte Saint-Denis-Pierrefitte aux 150.000 habitants, l'établissement englobe six autres villes de Seine-Saint-Denis dirigées par des maires de gauche (fraîchement élus à Aubervilliers et La Courneuve, ou réélus à Saint-Ouen-sur-Seine, Stains, Villetaneuse, L'Ile-Saint-Denis) et une septième dirigée par un édile de droite, Epinay-sur-Seine.

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