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Sondage : 82% des Français sont favorables à une baisse des taxes et prélèvements sur les carburants pour réduire les prix à la pompe

Le Rassemblement national réclame au gouvernement la baisse de la TVA sur les énergies de 20 à 5,5%. [© Abdul SABOOR/REUTERS]

Selon un sondage CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1, publié ce mercredi 22 avril, 82% des Français sont favorables à une baisse des taxes sur les carburants pour réduire les prix à la pompe.

Les Français asphyxiés. Avec 2,15 euros le litre de moyenne pour le gazole et 2,01 euros le litre pour le SP95, la France a connu une explosion des prix des carburants à la pompe (+15,7% en moyenne), depuis près de deux mois, en raison de la guerre en Iran, et plus spécifiquement du blocage du détroit d’Ormuz

Si le gouvernement se refuse à mettre en place des mesures d'aides généralisées, préférant un soutien ciblé aux filières les plus vulnérables, un sondage * CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1, publié ce mercredi 22 avril, révèle que plus de huit Français sur dix sont favorables à une baisse des taxes sur les carburants pour faire baisser les prix à la pompe.

Dans le détail, il existe, selon notre sondage, un consensus sur la baisse des taxes sur les carburants. Les femmes interrogées (86%) tout comme les hommes (77%) ainsi que toutes les classes d’âge (de 78% pour les 65 ans et plus à 88% pour les 18-24 ans) sont convaincues de l’utilité de cette mesure. Une légère disparité est à noter selon les catégories socioprofessionnelles : 88% d’avis favorables chez les CSP-, 84% chez les inactifs, contre «seulement» 73% chez les CSP+.

Il existe en revanche des divergences beaucoup plus marquées sur la question en fonction des affinités politiques des sondés. Si les sympathisants de gauche (80%) mais surtout d’extrême droite (92%) sont très largement favorables à une baisse des taxes sur les carburants, ce n’est pas le cas des sondés qui se revendiquent proches de la droite (66%) et encore moins des soutiens de la majorité présidentielle (58%). 

Le gouvernement mise sur des dispositifs ciblés

Depuis le déclenchement du conflit en Iran il y a près de deux mois, le prix du gaz a augmenté de 70% en Europe et le pétrole d'environ 60%, soit une hausse de la facture de 14 milliards d'euros pour l'UE. En France, les prix à la pompe ont augmenté de 15,7% en moyenne, avec un litre de gazole qui se vendait mardi à 2,15 euros en moyenne et un litre de SP95 à 2,01 euros. Pourtant, le gouvernement se refuse à prendre des mesures globalisées, insistant sur des dispositifs ciblés.

Sébastien Lecornu a ainsi annoncé, ce mardi 21 avril, la création prochaine d'un «dispositif d'accompagnement» pour quelque trois millions de «grands rouleurs» touchés par la hausse du prix du carburant, ainsi que le renforcement des aides pour les pêcheurs, les agriculteurs, et les petites entreprises, notamment du BTP. Le Premier ministre a par la suite confirmé que cette aide à destination «des travailleurs modestes» serait de l’ordre de 20 centimes d’euros le litre en avril, mai et juin.

Pas suffisant pour le RN, qui propose d’aller encore plus loin. Il réclame au gouvernement la baisse de la TVA sur les énergies de 20 à 5,5%. «Sur un plein de 40 à 50 litres, cela représente une baisse de 18 à 22 euros», a indiqué le député Jean-Philippe Tanguy. «La première chose à faire quand on a un surplus de fiscalité dans une situation de crise où il faut des décisions extrêmement rapides, c'est d'y renoncer, en baissant la TVA et en baissant les taxes sur les carburants», a abondé Marine Le Pen. 

Une solution qui, selon notre sondage, semble faire consensus auprès d’une large majorité de Français. Pour rappel, la flambée des prix du carburant pèse de plus en plus lourd sur l’économie française, avec une inflation mesurée à 1,7% en mars.

* Sondage réalisé les 21 et 22 avril par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon national représentatif de 1.010 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.

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