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Confusion des peines : après sa pétition qui a reçu 150.000 signatures, Laurence Brunet-Jambu reçue à l'Assemblée nationale

La députée Laure Miller s'est engagée à déposer un projet de loi avant la rentrée pour réformer la confusion des peines. [Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À l’origine d’une pétition massivement soutenue, Laurence Brunet‑Jambu et sa fille Karine, victime de viol à l'âge de cinq ans, seront reçues ce mardi 16 juin à 14h à l’Assemblée nationale. Au cœur de leur combat : la remise en cause du mécanisme de la confusion des peines, après la libération anticipée de l’agresseur de Karine.

Le combat de Laurence Brunet‑Jambu a pris, en quelques semaines, une ampleur nationale. À l’initiative d’une pétition réclamant une réforme de la confusion des peines, cette mère a recueilli plus de 150.000 signatures.

Ce mardi 16 juin à 14h, elle sera reçue à l’Assemblée nationale par la députée Laure Miller, accompagnée de sa fille adoptive Karine, victime de multiples viols. L'agresseur de Karine, condamné à 30 ans de réclusion, n'a purgé que 8 ans pour les crimes commis sur elle. Il est sorti de prison le 12 mai dernier avec autorisation de s'installer à Rennes, la ville où réside encore sa victime.

Suppression de la confusion des peines

Dans un message adressé aux signataires, Laurence Brunet‑Jambu a exprimé son incompréhension et sa colère face à la libération de l’agresseur de Karine. Bien qu’il ait été condamné à une lourde peine, celui-ci a quitté la prison le 12 mai dernier. 

«Malgré sa dangerosité, il est sorti le 12 mai, et a été mis dans un quartier plein d'enfants», déplore-t-elle, appelant à une modification urgente de la loi. La mère de famille demande, Laurence Brunet-Jambu demande que la confusion des peines soit supprimée pour les crimes sexuels et les crimes de sang.

30 ans de réclusion criminelle

L’affaire remonte à 2018. Roland Blaudy est alors condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour des viols répétés sur Karine, alors âgée de cinq ans au moment des faits. Mais en réalité, sa durée de détention effective pour ces crimes n’a été que de huit ans. 

Cette situation s’explique par le mécanisme de la confusion des peines, qui permet une procédure qui permet de plafonner la durée d'incarcération d'un détenu lorsque celui-ci est condamné dans plusieurs affaires pour des faits de même nature. Or, l’homme avait déjà été condamné en 2007 à 18 ans de réclusion pour des faits similaires, concernant notamment de très jeunes enfants, dont sa propre fille.

«Aujourd'hui, on m'impose cette personne dans ma ville, je n'ai pas le choix, on m'oblige (...) Je vais devoir changer ma vie par peur de le croiser, parce que le trajet que j'effectue pour me rendre au travail s'effectue quasiment où il va habiter». «Il a bousillé une partie de ma vie, et aujourd'hui on le protège», avait dénoncé la jeune femme sur CNEWS

Pour l'heure, la députée Laure Miller s'est engagée à déposer un projet de loi avant la rentrée pour réformer la confusion des peines.

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