Diffuser une sextape de son ex est interdit en Californie

Un anonyme regardant un film pornographique sur Internet (illustration) Un anonyme regardant un film pornographique sur Internet (illustration) [AFP / Archives]

Diffuser sur Internet des vidéos coquines réalisées avec son ex-partenaire sera désormais passible de six mois de prison en Californie. Véritables phénomènes de société outre-Atlantique, les victimes de ces "pornos vengeurs" sont ainsi désormais protégées.

 

Quel est le point commun entre Pamela Anderson, Paris Hilton et Kim Kardashian ? Ces trois personnalités ont toutes été victimes, plus ou moins consentantes, de "sextapes", ces vidéos pour adultes diffusées à leur insu sur Internet. Au départ, apanage quasi-exclusif des célébrités, l’explosion des médias sociaux a en quelque-sorte "démocratisé" cette pratique au grand public.

Il est ainsi de plus en plus fréquent qu’une personne lambda se venge d’un(e) ex-partenaire en diffusant sur internet des photos et / ou des films le ou la représentant nu(e). Ce phénomène à un nom, il s’agit du "revenge porn", ou "porno vengeur" en français. 

Les personnes s'adonnant à cette pratique en "distribuant illégalement des images intimes avec la volonté de harceler ou gêner" seront désormais passibles d'une peine de prison et d'une amende pouvant aller jusqu'à 1.000 dollars (environ 735 €).

Cette loi, unique en son genre aux Etats-Unis, a été promulguée par Jerry Brown, le gouverneur démocrate de Californie. Elle complète les lois en vigueur qui punissaient la diffusion de photos intimes prises à l'insu des intéressés.

Le nouveau texte inclut dans la loi les photos et films réalisés d'un commun accord "dans des circonstances où les parties tiennent pour acquis que les images resteront privées".

 

Des sites spécialistes du genre

Le sénateur républicain Anthony Cannella, promoteur de la loi, souligne que "jusqu'à maintenant, les forces de l'ordre n'avaient pas d'outil (législatif) pour protéger les victimes (…) et trop de gens ont vu leur vie basculer à cause des actions d'une personne en qui ils avaient confiance".

 "Le porno vengeur commence souvent quand une relation s'achève", ajoute-t-il, soulignant qu'il existe même des sites internet "spécialisés dans la diffusion de ce genre de matériel, et qui réclament des sommes d'argent excessives pour retirer de leurs sites les photos illicites".

 

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