La MDMA efficace dans le traitement du syndrome post-traumatique

De nombreux soldats américains sont victime de syndrome post-traumatique à leur retour d'Irak ou d'Afghanistan De nombreux soldats américains sont victime de syndrome post-traumatique à leur retour d'Irak ou d'Afghanistan[AHMAD AL-RUBAYE / AFP]

La MDMA, le principe actif de l'ecstasy, pourrait aider à guérir le syndrome post-traumatique, selon une étude publiée par The Lancet Psychiatry. 

Cette hypothèse a en effet été testée avec des résultats prometteurs sur 26 patients (22 soldats, trois pompiers et un officier de police) aux États-Unis. Différentes doses de MDMA ont été administrées à ces personnes, traumatisées dans l'exercice de leurs fonctions, avant des séances de huit heures de psychothérapie, suivies d'une nuit en clinique, et de séances de psychothérapie de 90 minutes au cours des semaines suivantes. Le processus a été répété une deuxième fois quelques mois plus tard. 

Un an après, 16 des 26 patients ne présentaient plus aucun symptome du syndrome post-traumatique. Ces résultats étaient particulièrement concluants chez ceux qui s'étaient vu administrer des doses de 75 mg de MDMA avant les séances de psychothérapie, assez concluants chez ceux qui avaient reçu des des doses de  125 mg, et moins concluants chez ceux qui avaient ingéré des doses de 30 mg. 

D'après les chercheurs, c'est notamment l'accentuation de l'empathie, déclenchée par la drogue, qui contribuerait à améliorer l'état des patients. Elle leur permettrait en effet d'être plus réceptifs, et de se livrer plus facilement, lors des séances de psychothérapies, rendant celles-ci plus efficaces. 

La MDMA et l'ecstasy étant illégales aux États-Unis, comme en France, les auteurs de l'expérience, membres de l'Association multidisciplinaire pour les études psychédéliques de Santa Cruz, alertent en revanche contre les risques d'un tel «traitement» sans encadrement médical. 

 

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