Los Angeles : une propriété mise à prix à 1 milliard de dollars vendue... 100.000 dollars

La parcelle de plus de 60 hectares, appelée «La Montagne», est perchée sur les hauteurs du quartier de Beverly Hills. La parcelle de plus de 60 hectares, appelée «La Montagne», est perchée sur les hauteurs du quartier de Beverly Hills. [Capture d'écran YouTube / Aaron Kirman]

La plus grande parcelle de terre en vente à Los Angeles, initialement mise à prix à 1 milliard de dollars (900 millions d'euros), vient d'être vendue aux enchères pour une somme dérisoire : seulement 100.000 dollars, après des années de litige sur l'identité du véritable propriétaire du terrain.

La parcelle de plus de 60 hectares (soit quasiment deux fois la taille du parc Disneyland d'Anaheim, près de Los Angeles), appelée «La Montagne», est pourtant idéalement située, perchée sur les hauteurs du quartier de Beverly Hills, avec une magnifique vue sur la Cité des anges. Par le passé, de nombreuses personnalités auraient voulu l'acquérir, des acteurs comme Brad Pitt et Tom Cruise au patron d'Amazon Jeff Bezos. La soeur du dernier Shah d'Iran en a été propriétaire.

Une bataille juridique

Mais cette propriété a fait l'objet d'une bataille juridique entre les deux précédents propriétaires, expliquant un prix de vente si bas. Ce sont finalement les héritiers de Mark Hughes (fondateur de la société Herbalife, spécialisée dans les compléments alimentaires), qui avaient vendu le terrain 45 millions de dollars (40 milliards d'euros) à l'investisseur Charles Dickenson en 2004, qui ont racheté la parcelle, pour 100.000 dollars, lors d'une vente aux enchères. Le prix de cette dernière avait déjà été abaissé à 650 millions de dollars (586 millions d'euros) en février dernier.

Charles Dickenson n'a jamais pu rembourser le prêt qu'il avait contracté pour acquérir la propriété. C'est pour cela que personne ne savait vraiment qui était le «vrai» propriétaire du terrain. Et à cause de cela, la famille Hughes a dû s'asseoir dans cette affaire sur environ 200 millions de dollars (180 millions d'euros), en prenant en compte les intérêts et les frais de l'emprunt. Derrrière cette belle histoire se cache donc une fin qui n'est pas vraiment digne d'une «happy end» hollywoodienne.

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