Attaques personnelles, compliments à des dictateurs et menaces : deux ans de tweet de Donald Trump décryptés

Le New York Times a passé plusieurs mois à classer les tweets de Donald Trump Le New York Times a passé plusieurs mois à classer les tweets de Donald Trump. [NICHOLAS KAMM / AFP]

C'est devenu une habitude sur Twitter. Chaque jour, et avant tout en matinée, Donald Trump publie des séries de tweets pour donner son avis sur un sujet, attaquer des opposants ou encore annoncer des mesures politiques.

Dans un immense travail de récolte des données, le quotidien américain  New York Times a épluché les quelques 11 390 tweets publiés par le président américain entre sa nomination et le 15 octobre dernier. En ressort une vision plus précise de l'utilisation du réseau social par Donald Trump. En tout, il a attaqué directement «quelqu'un ou quelque chose» 5 889 fois en deux ans, ce qui représente plus de la moitié de ses tweets. Sans surprise, les personnes les plus touchées par ces attaques ne sont autres que ses principaux rivaux politiques : les démocrates (2 405 tweets). À l'inverse, il est positif dans 4 876 tweets, même si la moitié de ces posts le concernent personnellement.

Ce qui est également intéressant de remarquer est que ce qui était un outil parmi tant d'autres est devenu la principale plateforme d'expression de Donald Trump. Alors qu'il twittait moins de 100 fois par semaine les premiers mois de son mandat, ce chiffre dépasse les 250 depuis le début du mois d'octobre, soit une publication toute les heures et demi environ. L'enquête dans le cadre de sa possible destitution étant le principal sujet concerné. 

Mais loin de le soutenir dans cette pratique, ses proches essayeraient de freiner ses gazouillis. Selon les révélations du média américain, son équipe avait envisagé de demander des limitations à Twitter directement. Mais elle n'est pas passée à l'acte. Conscient qu'il est plus difficile de tweeter ce qu'il veut quand il est entouré de ses conseillers, Trump utilise la plateforme en immense majorité le matin très tôt, puis plus tard le soir. Il jouit ainsi d'une plus grande liberté, sans que personne ne tente de l'empêcher de dire ce qu'il souhaite. 

Il est donc clair que si le réseau social avait été un outil indispensable à son élection en 2016, il en sera de même en 2020. Selon le New York Time, la réforme de Twitter, interdisant la publicité politique sur son réseau, devrait d'ailleurs lui être d'une grande utilité. Du haut de ses 66 millions abonnés, il a un pouvoir d'impact beaucoup plus important que n'importe quel démocrate. Il lui sera donc facile d'inonder les réseaux par ses saillies, et laisser ses adversaires dans l'obscurité, l'aidant ainsi à rester en poste. 

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