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AstraZeneca : le patron du laboratoire sur la sellette ?

Le PDG français d'AstraZeneca Pascal Soriot pourrait payer les retards de livraisons de son vaccin anti-Covid à l'UE. Le PDG français d'AstraZeneca Pascal Soriot pourrait payer les retards de livraisons de son vaccin anti-Covid à l'UE. [WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP]

La suspension de son vaccin anti-Covid par plusieurs pays européens, dont la France, n'est pas la seule polémique dans laquelle AstraZeneca est empêtré. Le laboratoire est également mis en cause par l'Union européenne pour des retards répétés dans ses livraisons de doses. Un couac qui vaut à son patron d'être «sur la sellette», selon la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

«Je pense qu'il est sur la sellette et qu'il le sait parfaitement», a-t-elle lancé ce mardi matin sur Franceinfo, estimant que la «responsabilité» du PDG de la firme anglo-suédoise, le Français Pascal Soriot, était engagée, après que le laboratoire a annoncé samedi de nouveaux retards de livraisons.

Seulement 70 millions de doses pourront être expédiées aux Vingt-Sept au deuxième trimestre, sur les 180 millions prévues, a admis le laboratoire. Fin janvier, il avait déjà averti qu'il ne pourrait livrer que 40 millions de doses au premier trimestre, contre 120 millions initialement promises, avant de concéder la semaine dernière que seuls 30 millions seront effectivement envoyées.

A la fin du premier trimestre, «25 % des doses prévues» seront livrées, a confirmé Agnès Pannier-Runacher ce mardi matin. Sur les 300 millions de doses promises au premier semestre, AstraZeneca ne devrait donc en livrer que 100 millions.

Des recours juridiques contre AstraZeneca ?

Si, selon la ministre déléguée, le patron d'AstraZeneca est en danger vis-à-vis des actionnaires, qui pourraient lui reprocher d'avoir entaché l'image de l'entreprise, c'est la firme dans sa globalité qui pourrait subir les foudres de l'UE. «Nous pouvons engager la responsabilité des dirigeants» pour non-respect du contrat, a menacé la ministre déléguée, ajoutant malgré tout ne pas chercher à ce qu'AstraZeneca soit «cloué au pilori dans quelques mois devant un juge».

«Mon sujet est d'avoir les doses, de vacciner les Européens et les Français. C'est d'utiliser la pression du non-respect du contrat pour qu'ils sentent le souffle chaud sur leur nuque», a expliqué Agnès Pannier-Runacher. Dans le même temps, son collègue au gouvernement Clément Beaune a été plus menaçant. «Il peut y avoir des recours juridiques. On ne l'exclut pas», a déclaré le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes ce mardi au micro de Radio Classique.

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