Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

«Si Donald Trump était président, Vladimir Poutine serait dans un bureau à Kiev» : Kamala Harris reproche au candidat sa proximité avec des «dictateurs» sur le conflit ukrainien

Le conflit en Ukraine a été une grande thématique de la soirée. [REUTERS/Brian Snyder]

La guerre en Ukraine a été un moment majeur du premier débat télévisé entre Donald Trump et Kamala Harris, cette nuit, pour la campagne à la présidence américaine. Et l'occasion pour les candidats de s'invectiver mutuellement sur leur manière de vouloir mettre fin au conflit.

«Des millions de personnes perdent la vie, c'est terrible». C'était bien le seul point d'accord sur le conflit en Ukraine entre Kamala Harris et Donald Trump, dans la nuit du mardi 10 à ce mercredi 11 septembre, lors de leur premier débat à la télé comptant pour la course à la Maison Blanche. Les deux candidats n'ont pas hésité, comme sur les autres thématiques de la soirée, à se faire des reproches sur leurs méthodes diplomatiques.

À ce jeu-là, c'est Donald Trump qui a lancé les hostilités, en critiquant le manque de «courage» de son successeur Joe Biden sur le financement des alliés de l'Otan. «Nous avons dépassé les 250 milliards de dollars de dépenses, bien plus que l'Europe. Je les ai menacé de ne plus les protéger et ils ont payé plus. Pendant des années, l'Europe nous volait sur l'Otan. Son chef m'a dit que ce que j'avais fait était incroyable», a-t-il affirmé.

Son objectif pour résoudre le conflit est resté le même depuis l'invasion russe en février 2022 : «Lorsque je gagnerai, je les rassemblerai dans une pièce. C'est dans l'intérêt des États-Unis de mettre fin à cette guerre». Avant d'invectiver à nouveau l'actuel chef de l'État américain, qui ne serait pas «respecté», selon ses mots, par les présidents ukrainien et russe. «Ils n'ont même pas essayé de résoudre le conflit. Nous avons un président, où est-il ? On l'a mis sur le bas-côté, il n'a même pas conscience d'être président.»

«Vous vous occupez plus des dictateurs que de la démocratie»

Visiblement agacée par ces invectives, Kamala Harris a tout d'abord rappelé que Donald Trump «ne fait pas campagne contre Joe Biden, mais contre moi». Elle a ensuite soutenu que «le travail que j'ai fait a permis de réunir 50 pays pour soutenir l'Ukraine». «Grâce aux moyens fournis, le pays est toujours indépendant et libre, alors qu'avec Trump, Vladimir Poutine serait à Kiev aujourd'hui et aurait un œil sur le reste de l'Europe et la Pologne en premier».

Puis d'attaquer plus personnellement l'ancien chef d'État : «Nos alliés de l'Otan sont reconnaissants du fait que vous ne soyez plus président. Vous avez une amitié avec Poutine. Il lui a dit qu'il pouvait faire ce qu'il pouvait sur l'Ukraine.»

Donald Trump a alors répliqué que «Vladimir Poutine serait à Moscou» s'il était au pouvoir et qu'il «n'aurait pas perdu 300.000 soldats hommes et femmes, il serait plus satisfait qu'actuellement». Il a également rappelé que la Russie disposait du «feu nucléaire» qui «reste une menace».

Avant de repartir dans l'ad hominem :  «Ils ont été envoyés pour négocier et trois jours après, la guerre a commencé. Joe Biden est le pire président de l'histoire du pays et elle, la pire vice-présidente de l'histoire. Elle est nulle en négociations. Et d'ailleurs, Poutine l'a cautionnée, il espère qu'elle gagne car les pays du monde nous pensent faible et incompétent».

Kamala Harris a alors accusé son adversaire de proférer «beaucoup de mensonges». «Vous vous occupez plus des dictateurs que de la démocratie. Il a envoyé des lettres d'amour à Kim Jong-un. Nous soutenons nos alliés et nous ne les vendons pas à nos ennemis», a-t-elle affirmé à la fin de l'échange.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités