Les autorités britanniques ont annoncé l'arrestation d'Hadush Kebatu ce dimanche. Condamné pour des agressions sexuelles sur une adolescente de 14 ans et une femme, il avait été relâché par erreur deux jours plus tôt.
«Hadush Kebatu, qui a été libéré par erreur par la prison de Chelmsford vendredi matin, a été arrêté», a annoncé la Metropolitan Police dans un communiqué paru ce dimanche. Ce demandeur d'asile éthiopien purgeait une peine pour des agressions sexuelles sur une adolescente de 14 ans et une femme à Epping, au nord-est de Londres.
Ces faits avaient déclenché cet été une série de manifestations anti-immigration au Royaume-Uni, pour certaines marquées par des violences. Elles avaient été organisées devant le Bell Hotel à Epping, où Hadush Kebatu était hébergé avec quelque 130 autres demandeurs d'asile, avant d'atteindre d'autres villes du Royaume-Uni.
Hadush Kebatu «a été arrêté et sera expulsé», a aussi indiqué le Premier ministre Keir Starmer sur X. «Nous avons ordonné une enquête afin de déterminer ce qui n'a pas fonctionné. Nous devons nous assurer que cela ne se reproduise plus», a poursuivi le dirigeant travailliste.
Hadush Kebatu has been arrested and will be deported.
Officers have worked quickly and diligently to bring him back into custody.
We have ordered an investigation to establish what went wrong. We must make sure this doesn't happen again.— Keir Starmer (@Keir_Starmer) October 26, 2025
Le ministre de la Justice David Lammy a de son côté annoncé un «renforcement immédiat des contrôles» des remises en liberté des détenus.
Une arrestation grâce au public
Hadush Kebatu a été interpellé près d'un arrêt de bus dans le quartier de Finsbury Park dans l'est de Londres, grâce à des informations fournies par le public, a indiqué la Metropolitan Police dans son communiqué.
La libération par erreur de Hadush Kebatu a donné lieu à de vastes recherches en Angleterre. Selon le journal The Sun, il a été relâché alors qu'il devait être transféré de la prison de Chelmsford, dans l'Essex (sud-est de l'Angleterre), vers un centre de rétention administrative en vue d'être expulsé.
Un promeneur qui a assisté à l'interpellation de Hadush Kebatu dimanche matin a expliqué que celui-ci était resté calme. «Il ne s'est pas débattu. (...) Il n'a pas essayé de s'enfuir», a-t-il dit à l'agence britannique PA.