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Melissa : juste avant de frapper la Jamaïque, l'ouragan est devenu le troisième plus puissant jamais recensé dans l'Atlantique

Melissa est le troisième ouragan le plus puissant jamais observé dans le bassin atlantique, produisant des vents soutenus allant jusqu'à 295 km/h. [CSU/CIRA & NOAA/Handout via REUTERS]

Quelques heures avant de s'abattre sur les côtes jamaïcaines, l'ouragan Melissa s'est encore renforcé, au point de devenir le troisième système cyclonique le plus puissant jamais observé dans cette région.

Un véritable monstre. Classé en catégorie 5 sur l'échelle de classification de l'intensité des cyclones tropicaux depuis le lundi 27 octobre, l'ouragan Melissa s'est renforcé juste avant de toucher terre sur l'île de la Jamaïque, dans les Caraïbes.

À tel point qu'il est devenu le troisième phénomène de ce type le plus puissant jamais observé dans le bassin atlantique. Un avion du Centre national américain des ouragans (NHC), dépêché sur place pour effectuer des mesures, y a relevé une pression atmosphérique de seulement 892 hectopascal (hPa).

Des vents de 295 kilomètres par heure mesurés

Et ce chiffre suscite l'inquiétude des experts. En effet, quand un ouragan est actif, il aspire l'air chaud et humide au niveau de la mer et le renvoie en altitude via son œil, une immense colonne nuageuse où la pression atmosphérique est basse.

Plus cette donnée est faible, plus les vents de l'ouragan sont puissants. Et avec 892 hPa mesurés, Melissa se classe d'ores et déjà parmi les plus puissants jamais recensés dans le bassin atlantique. À égalité avec Labor Day (892 hPa mesurés en 1935), il est seulement devancé par Gilbert (888 hPa en 1988) et Wilma (882 hPa en 2005).

Et cette pression très basse produit des bourrasques d'une force exceptionnelle : des vents soutenus soufflant à 295 km/h y ont été mesurés, tout proches du record détenu par Wilma (300 km/h observés en 2005). Par ailleurs, une sonde de l'Administration nationale des océans et de l'atmosphère des Etats-Unis (NOAA) a mesuré une rafale à 387 km/h.

Au moins «1,5 million de personnes pourraient être touchées», a déclaré Necephor Mghendi, chef de délégation pour les Caraïbes anglophones et néerlandophones à la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR), lors d'une conférence de presse.

«Mais ce chiffre est largement sous-estimé, car les conséquences sur la population comprendront des perturbations des services essentiels, des perturbations sur les marchés et, bien sûr, des blocages de routes», a-t-il ajouté.

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