Accusé d’apologie du terrorisme, après avoir apporté son soutien au Hezbollah, le groupe nord-irlandais Kneecap se produit au festival Rock en Seine, qui se tient dès ce mercredi et jusqu'à dimanche à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Un concert scruté de très près par le ministère de l’Intérieur.
«Tout débordement sera judiciarisé». Telle a été la réponse du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau en réaction à la venue du groupe nord-irlandais Kneecap au festival Rock en Seine, qui démarre ce mercredi jusqu’au dimanche 24 août.
Les musiciens originaires de Belfast sont suivis très attentivement par les autorités françaises à la suite d’accusation d’apologie du terrorisme dans d’autres pays. Connu pour ses positions pro-palestiniennes, le groupe est accusé d’avoir arboré un drapeau du Hezbollah, organisation terroriste, au cours d’un concert au festival de Glastonbury, au Royaume-Uni.
Le chanteur jugé pour «infraction terroriste»
Le 18 juin dernier, Mo Chara, le chanteur du groupe a comparu à Londres pour «infraction terroriste», après avoir brandi le drapeau du Hezbollah.
Reparti libre à l’issue de sa comparution, ce dernier doit de nouveau être auditionné par la justice ce mercredi 20 août.
Le geste de Kneecap avait suscité une vague de réactions politiques. La ville de Saint-Cloud, organisatrice de l’événement, avait décidé de retirer sa subvention de 40.000 euros au festival Rock en Seine, en raison de la participation du groupe. Une décision prise également par la région Île-de-France quelques jours auparavant.
De son côté, le gouvernement hongrois, proche allié d’Israël, avait décidé d’interdire d’entrée sur son territoire le groupe, qui devait se produire dans un festival en août.
Kneecap devrait se produire le dernier jour du festival Rock en Seine, le dimanche 24 août. Une performance qui sera très suivie par le ministère de l’Intérieur.