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Travail le 1er-Mai : quelle suite pour le texte de loi rejeté à l’Assemblée nationale ?

Bien que rejeté, le texte visant à permettre aux salariés volontaires de travailler le 1er-Mai n'a pas terminé son parcours législatif. [Anne-Christine POUJOULAT / AFP]

Les députés ont approuvé une motion de rejet de la loi macroniste visant à permettre aux salariés volontaires de certains commerces de travailler le 1er-Mai. Le texte va malgré tout poursuivre son chemin parlementaire et pourrait s’appliquer prochainement. 

Un sujet qui a fortement divisé le Palais Bourbon. Ce vendredi, les députés ont examiné la possibilité d’autoriser les salariés volontaires de certains commerces de travailler le 1er-Mai. 

Dans le détail, le texte, déposé par la droite sénatoriale, et repris par Gabriel Attal, propose de «permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er-Mai». Pour rappel, ce jour est officiellement férié chômé depuis 1948, selon l’article 3133-4 du Code du travail

Le texte entend ainsi allonger la liste des dérogations. Actuellement, seuls les «établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail», comme les transports ou les hôpitaux, sont autorisés à faire travailler leurs salariés le 1er mai. Cette disposition a cependant été vivement dénoncée par les syndicats et les parlementaires de gauche, qui ont déposé une motion de rejet, afin d’empêcher le texte d’être examiné.

Éviter «l’obstruction» 

Afin d’éviter «l’obstruction», les députés macronistes ont décidé de rejeter leur propre texte. Une stratégie, qui permet d’accélérer le parcours législatif, mais qui a provoqué la colère de la gauche et un «passage en force». «Par un 49.3 parlementaire, ils passent en force pour mettre 1,5 million de personnes au travail le seul jour férié et chômé», a dénoncé la présidente des députés LFI Mathilde Panot sur X. 

De leur côté, les députés communistes ont appelé leurs collègues de gauche à déposer une motion de censure contre le gouvernement. 

Le texte, déjà voté au Sénat en avril 2025, va désormais être examiné en Commission mixte paritaire (CMP), où sept sénateurs et sept députés seront chargés de trouver un compromis. Une disposition avantageuse pour le camp présidentiel qui, avec la droite sénatoriale, devrait être majoritaire et rendre «conclusive» cette CMP. 

La loi serait alors réinscrite à l’ordre du jour au Parlement pour un ultime vote et une application, potentiellement, dès le 1er-Mai 2026.

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