Les sept Moldaves suspectés d’avoir réalisé des tags sur plusieurs sites parisiens dont les murs de l’Assemblée nationale, connaîtront leur sort ce jeudi. Des peines de dix-huit mois à trois ans de prison avaient été requises.
Un verdict attendu. Des peines de dix-huit mois à trois ans de prison ont été réclamées à l'encontre de sept ressortissants moldaves pour «démoralisation de l'armée» après avoir réalisé en juin 2024 des tags sur plusieurs sites et bâtiments parisiens dont l’Assemblée nationale. Ces derniers représentaient des cercueils avec des inscriptions faisant référence au conflit ukrainien. Le tribunal correctionnel de Paris, devant lequel le procès s'est tenu le 23 février dernier en l'absence des mis en cause, doit rendre sa décision ce jeudi 16 avril.
Le dossier fait partie d'une série d'affaires liées à des ingérences étrangères, notamment des étoiles de David bleues taguées en région parisienne (deux Moldaves mis en cause), des Mains rouges peintes sur le mémorial de la Shoah (quatre Bulgares condamnés) ou des têtes de cochon déposées devant des mosquées. Il s'agissait cette fois de tags découverts le 7 juin 2024 sur les murs de bâtiments de l'Assemblée nationale, reproduisant au pochoir le visuel d'un cercueil sous la mention «Soldats français en Ukraine».
Sept suspects «pro-russe» interpellés
La vidéosurveillance avait permis d'interpeller trois suspects : Denis Malendra, 23 ans ; Andrei Lisii, 20 ans et Gabriel Furdui, 18 ans. Le beau-père de ce dernier, Alexandr Grigorenco, 45 ans, par ailleurs décrit comme «fervent sympathisant du parti politique pro-russe SOR», était apparu comme le donneur d'ordres, y compris pour une deuxième série de faits, quinze jours plus tard.
L'enquête avait en outre mis en évidence la présence à Paris de deux autres Moldaves, Victor Ivasi et Andrei Iurescu, qui avaient expliqué être payés 100 euros par jour pour réaliser ces tags. Mais aussi la présence d'un autre homme, Urie Manic, qui les avait recrutés et était le chef de l'opération sur place, leur disant où taguer. Lui, ainsi qu’Alexandr Grigorenco, en fuite, font l'objet d'un mandat d'arrêt.
Tous ont réclamé la relaxe sur cette infraction, les dégradations relevant de simples contraventions.