34% des Français estiment vivre dans un logement mal adapté aux fortes chaleurs, selon un récent sondage de l’institut Verian pour Somfy.
Fermer tous les volets, éviter d'utiliser un four, glisser sa tête quelques instants dans le congélateur ou encore faire tourner un ventilateur en permanence... Ces techniques sont bien connues des Français lors des épisodes caniculaires puisque peu d'entre eux disposent d'un foyer correctement adapté pour survivre aux fortes températures. Un Français sur trois (34%) estime que son logement n'est pas adapté aux fortes chaleurs, selon un sondage de Somfy et l’institut Verian publié début juin.
Le problème semble s'étendre au-delà de la question de l'isolement du foyer. Parmi les habitations bien isolées, 20 % des occupants considèrent leur logement inadapté aux épisodes de canicule.
Si le premier réflexe des Français reste de fermer les volets pour empêcher la chaleur d'entrer, le sondage démontre que tous les foyers ne disposent pas de fenêtres équipées de protections solaires. Seulement 7% des sondés utilisent des volets ou des stores motorisés et automatisés. Pourtant, cette automatisation est plus efficace pour garder la fraîcheur. 17,5% des personnes interrogées sur les 2.000 déclarent utiliser des couvertures de survie pour leurs vitrages.
De plus en plus de Français se tournent vers les systèmes de climatisations, en hausse dans les habitations depuis la dernière décennie. 34% des sondés déclarent posséder une «clim» chez eux.
des aménagements coûteux
Face à ces chaleurs de plus en plus récurrentes, un tiers des Français souhaiterait réaliser des travaux pour mieux adapter leur logement à la chaleur. Mais passer à l'action s'avère plus difficile : seulement 8% se disent prêts à réellement effectuer ces travaux, en raison du coût conséquent de ces aménagements.
À titre d'exemple, le prix d'une climatisation tourne généralement entre les 700 et les 2.000 euros. Sans oublier les dépenses réservées à son installation et à sa consommation, qui se fera ressentir sur la facture d'électricité.
Malgré cette prise de conscience, les nouveaux logements ne seront pas mieux adaptés à la chaleur puisqu'aucun aménagement n'a été prévu alors que 80% des logements qui existeront en 2050 sont déjà en construction.