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«Révolutionner l'alimentation» : une proposition de loi veut mieux protéger les enfants en s'attaquant au sucre ajouté et aux plats transformés

Près de 6% des enfants français sont obèses. [©Adobe Stock]

Face à l’épidémie de surpoids et d’obésité en France chez les enfants, la députée écologiste, Sabrina Sebaihi défend une proposition de loi pour «révolutionner» l’alimentation et créer une génération sans sucre.

Prendre le problème à la racine. Afin d’endiguer les problèmes de surpoids et d’obésité chez les plus jeunes, la députée écologiste Sabrina Sebaihi et ses collègues portent une proposition de loi pour mettre «fin à un modèle qui rend les enfants captifs» des produits à faible qualité nutritionnelle.

En effet, selon les députés porteurs du texte, «l’explosion de la consommation de produits ultra‑transformés, riches en sucres ajoutés, en additifs et en procédés industriels complexes», expose les jeunes générations à des risques sanitaires de grande ampleur.

Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en France, 17% des enfants sont en situation de surpoids et près de 6% souffrent déjà d’obésité. Des chiffres en constante augmentation et, qui selon les Écologistes, trouvent en grande partie leur origine dans «l’environnement alimentaire» global et pas seulement dans des habitudes individuelles.

Définir, encadrer, interdire

Pour procéder à cette révolution alimentaire, Sabrina Sebaihi articule son texte autour de trois grands axes d’action : la définition claire de l’alimentation ultra-transformée, l’encadrement strict des publicités à l’attention des enfants et enfin l’interdiction des sucres ajoutés dans les préparations pour nourrisson.

Ainsi, le texte prévoit d’introduire au sein du Code de la santé «une définition opérationnelle des aliments ultra‑transformés, fondée sur la classification scientifique internationale NOVA». Cette définition doit permettre «d’appuyer des mesures publiques sur un référentiel reconnu par la recherche en nutrition.»

Dans une seconde étape, la proposition de loi vise à encadrer strictement la publicité et le marketing pour protéger les enfants. En effet, Sabrina Sebaihi déplore dans son texte des «stratégies publicitaires particulièrement agressives», qui font naître dès le plus jeune âge des addictions «à des produits riches en sucre, graisse et additifs».

Le marketing sera également soumis à des interdictions notamment sur les emballages «les éléments graphiques attractifs, tels que les personnages de dessins animés, les animaux humanisés», qui «jouent sur la vulnérabilité cognitive des enfants et créent un attachement émotionnel artificiel au produit».

Enfin, les Ecologistes défendent «une avancée sanitaire majeure» avec l’interdiction des sucres ajoutés dans les préparations pour nourrisson (28 jours-23 mois). «Aucun argument scientifique ne justifie leur présence», estime Sabrina Sebaihi, qui voit dans ce texte «une réponse ambitieuse et cohérente» au problème.

Pour le moment, le texte n’a pas de date d’examen mais pourrait être présenté lors de la niche parlementaire des Ecologistes le 12 février prochain.

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