NBA Finals : Golden State Warriors vs. Cleveland Cavaliers, à quelle heure et sur quelle chaîne ?

[Thearon W. Henderson / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Pour la quatrième année consécutive, les Golden State Warriors et les Cleveland Cavaliers vont se disputer le titre dans les NBA Finals. Un duel à suivre en France dès le 1er juin, à 3h du matin, sur beIN Sports et NBA League PASS.

Un des meilleurs joueurs de tous les temps, face à une des meilleures équipes de l’histoire de la NBA. Cette phrase à elle seule permet de résumer la situation de ces finales, et d’expliquer pourquoi ces deux équipes – les Warriors et les Cavaliers – se retrouvent pour la quatrième fois consécutive à se disputer le Larry O’Brien Trophy. Ce qui n’était jamais arrivé auparavant. Hourra !

Il y a toutefois une bonne raison pour laquelle les commentateurs avaient baptisé l’affrontement entre Houston et Golden State en finale de conférence Ouest comme étant «les vraies finales NBA». Comme les Rockets l’ont prouvé ces deux dernières semaines, ils étaient probablement les mieux armés pour battre les Warriors cette saison. Sans la blessure de Chris Paul à la fin du Game 5, les Texans auraient probablement été en mesure de faire tomber le colosse californien.

Mais la vérité est qu’on ne le saura jamais, que Chris Paul a souffert de blessures à répétition tout au long de sa carrière (et celle-ci est arrivée au pire moment), et que, par conséquent, ce sont les Warriors qui viendront défendre leur titre face à «King James» et les Cavaliers.

Et franchement, aussi prodigieux soit-il depuis l’entame de ces playoffs, LeBron James ne pourra probablement rien faire face à cette équipe des Warriors. Malgré la complaisance qui semble ronger l’effectif de Golden State depuis le début de la saison, et les problèmes de blessures qui, dans le cas de Stephen Curry en fin de saison ont empêché les Warriors de trouver le bon rythme et le bon équilibre dans leur jeu, et dans le cas plus récent d’Andre Iguodala les prive d’un défenseur et d’un distributeur de premier choix, cette équipe est juste éminemment supérieure à toutes celles que Cleveland a affronté dans ces phases finales.

Les Cavaliers ont eu besoin de sept matches pour se débarrasser de Victor Oladipo et des Pacers, de quatre matches pour les Raptors (qui ont simplement été exterminés par LeBron), et de sept matches pour franchir le dernier obstacle que représentait les Celtics dont le meilleur joueur – Jayson Tatum – n’a pas encore l’âge légal de commander une bière aux États-Unis.

Que pensez-vous qu’il va se passer face à des Warriors, certes éreintés après ce duel face aux Rockets, mais qui possèdent la puissance défensive nécessaire pour freiner LeBron James (personne ne peut l’arrêter), et empêcher ses coéquipiers de briller ?

La saison dernière, les Cavaliers disposaient d’une puissance de feu autrement plus imposante, enchaînant les records derrière la ligne des trois points, et pouvant compter sur Kyrie Irving pour suppléer LeBron James en attaque et dans la distribution du jeu. Cette saison ? Kevin Love, leur deuxième meilleur joueur, se remet d’un choc à la tête subit dans le Game 6 face à Boston. Kyle Korver est âgé de 37 ans. Le tir de J.R. Smith est aux abonnés absents (tout est possible avec ce joueur en même temps). Et Tristan Thompson n’est pas aussi dominant aux rebonds offensifs. Et encore une fois, il n’y a plus Kyrie Irving.

Alors oui, certains diront que LeBron James avait réussi à donner l’avantage 2-1 aux Cavaliers lors des NBA Finals en 2015 avec Matthew Dellavedova et Timofeï Mozgov dans le cinq majeur. Certes. Mais il serait inhumain d’attendre un exploit similaire de LeBron James (35,8 points/match, 13,3 rebonds/match, 8,8 passes décisives/match, lors des NBA Finals 2015). Ou de le voir encore tourner avec un triple-double en moyenne comme lors des finales la saison dernière (33,6 pts/m, 12 rbs/m, et 10 PD/m lors des NBA Finals 2017), ce qui n’avait pas empêché Cleveland de mordre la poussière en cinq matches (4-1).

C’est sur les rotules que LeBron James arrive dans ces NBA Finals. En 2015, il avait joué 14 matches avant d’atteindre ce stade de la compétition, idem en 2016, et seulement 13 en 2015. Il en est à 18 cette année. Avec 41,3 minutes jouées en moyenne par match (comme l’an passé).

En face de lui, les Warriors arrivent fatigués eux aussi, mais soulagés après avoir réussi à échapper à l’élimination deux matches consécutifs. Ils connaissent les Cavaliers par cœur. LeBron James, ses préférences, et ses points faibles, aussi. Ils possèdent deux joueurs capables de défendre efficacement sur James – Kevin Durant et Draymond Green – et même un troisième si jamais Iguodala revient de blessure. Stephen Curry a retrouvé un peu de son panache en attaque ces derniers matches. Klay Thompson reste une valeur sûre. Bref, on peut continuer à énumérer les arguments en faveur des Warriors encore, et encore, et encore.

Par respect pour LeBron James, et parce qu’il n’a jamais fini de faire mentir ceux qui doutent de lui, on accordera une victoire aux Cavaliers face aux Warriors. Mais ces NBA Finals sentent le «sweep» à plein nez.

Pronostic : 4-1 pour les Warriors.

Trois chiffres sur les Cleveland Cavaliers

7 : LeBron James a été considéré comme un outsider dans sept des neuf finales NBA disputées dans sa carrière. Il a remporté trois titres.

743 : LeBron James a joué 743 sur un total de 864 minutes possibles dans ces playoffs avec les Cavaliers. Les deux derniers matches face aux Celtics, il a joué 46 minutes dans le Game 6 et la totalité des 48 minutes dans le Game 7.

34,8% : Kevin Love tourne actuellement à 34,8% derrière la ligne des trois points, soit le pire pourcentage de réussite de sa carrière en playoffs. L’an dernier, il tournait à 45% à longue distance.

Trois chiffres sur les Golden State Warriors

 12 points : Les Warriors dont considérés comme l’immense favori pour le Game 1 avec un écart de 12 points. C’est à égalité avec le plus grand écart depuis les NBA Finals de 2001, où les Lakers étaient donnés vainqueurs à +12 points face aux Sixers. (match finalement remporté par les Sixers en prolongation).

33,1 points : Les Warriors dominent leurs adversaires au 3e quart temps au rythme irréel de 33,1 points toutes les 100 possessions. Un véritable rouleau compresseur.

0 : Aucune équipe n’avait réussi à remporter plusieurs matches éliminatoires dans une même série avec un retard de 10 points ou plus à la mi-temps (pauvre Chris Paul).

 

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