Où va le tennis ?, par Pierre Ménès

Vainqueur du Masters de Londres, Alexander Zverev semble être le leader de la nouvelle génération. Vainqueur du Masters de Londres, Alexander Zverev semble être le leader de la nouvelle génération.[PA Images / Icon Sport]

Alexander Zverev a remporté le Masters face à un Novak Djokovic au bout du rouleau, comme on l’avait vu à Bercy. Il semble être le leader de la nouvelle génération avec Borja Coric, Karen Khachanov ou Stéfanos Tsitsipas. Et ces gamins vont avoir du boulot.

Parce que passer derrière Roger Federer, Rafael Nadal et «Djoko», bon courage. Le tennis va obligatoirement souffrir après les retraites de ces trois monstres, qui vont marquer à tout jamais l’histoire du jeu. Et encore, on a tellement de chance de voir Federer encore à ce niveau à 37 ans, alors qu’il pourrait disputer les tournois des légendes depuis deux ans.

Parce que niveau charisme, la nouvelle génération a beaucoup à apprendre. Nick Kyrgios a tout. Le charisme, le jeu, l’inventivité, mais il a un seul défaut : il est timbré. Mais le tennis n’est pas qu’une question de succession, mais aussi de calendrier. La multiplication des tournois et des compétitions fait perdre de la lisibilité à ce sport.

Federer a créé la Laver Cup, qui s’avère être un énorme succès, mais qui n’a aucune légitimité dans un sport à l’histoire si imposante. La réforme de la Coupe Davis semble devoir être un bide retentissant vu l’opposition de la plupart des joueurs. Et voilà que l’ATP veut aussi créer sa compétition concurrente. Les joueurs se plaignent déjà, à juste titre, de la longueur du calendrier que ces nouvelles dates. Et tout cela est très mauvais pour l’avenir déjà chaotique de ce sport.

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