#NBASundays : jusqu’où Anthony Davis peut-il porter les Pelicans ?

Restera, restera pas ? L'avenir d'Anthony Davis aux Pelicans n'a jamais été aussi incertain.[STREETER LECKA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Chaque semaine, CNEWS propose avec #NBASundays de décrypter le duel du dimanche soir en NBA, accessible en France en prime time sur NBA League Pass et sur beIN Sports.

Les Pelicans de la Nouvelle Orléans se déplacent à Detroit pour y affronter les Pistons, ce dimanche à 21h30. Une rencontre à suivre en direct sur NBA League Pass ou sur beIN Sports qui devrait offrir aux fans un duel musclé dans la raquette avec d’un côté l’extra-terrestre Anthony Davis, et la paire Andre Drummond/Blake Griffin.

Après un parcours en playoffs très encourageant la saison passée, les Pelicans ont entamé la nouvelle année avec la ferme intention de confirmer leur montée en puissance. Les recrutements de Julius Randle et d’Elfrid Payton – ce dernier ayant la charge de remplacer l’apport de Rajon Rondo parti aux Lakers – à l’intersaison se sont révélés positifs. Mais insuffisants pour le moment. Si le premier affiche des statistiques lui permettant d’intégrer la conversation de meilleur sixième homme de l’année (18,6 pts/m et 9,3 rebonds/m), sa débauche d’énergie n’est pas suffisante pour porter un banc beaucoup trop faible. Le second, après un début de saison encourageant, s’est fracturé le doigt au bout de six matches, et devrait être absent encore plusieurs semaines. Anthony Davis est tellement formidable que les Pelicans sont redoutables sur leur terrain (10v – 3d à domicile au 7 déc.), mais s’écroulent totalement à l’extérieur (3v – 10d).

A Detroit, on alterne le bon et le moins bon. Mais dans l’ensemble, pour le moment, ça tient. Quatrième de la conférence Est avec un bilan de 13v – 9d, les Pistons semblent tout à fait en mesure d’atteindre les playoffs au printemps. Après un départ canon, ils ont enchaîné les défaites, avant de se remettre à gagner. Après une solide victoire face aux Warriors samedi dernier, Detroit a perdu deux matches consécutifs (OKC et Milwaukee). Et des Sixers très en jambe viennent leur rendre visite ce vendredi soir.

Les Pistons bénéficient de l’excellente production d’Andre Drummond (18 pts/m, 15,5 rbs/m et 1,7 contres/m). Blake Griffin fait l’étalage de son talent avec près de 25 points/m, 9,1 rbs/m, et surtout, une excellente adresse à trois points (bien qu’il soit bien moins efficace sur les derniers matches) avec 36,2% de réussite longue distance. Si on ajoute à cela les apports de Reggie Jackson (enfin libéré de ses pépins de santé à répétition… pour le moment) ou encore un Stanley Johnson – très solide depuis quelques matches – on comprend mieux l’embellie des Pistons cette saison.

Ce qu’il faut savoir sur les Pelicans de la Nouvelle-Orléans

Personne n’a envie – ou ne devrait avoir envie – de voir Anthony Davis suivre le même chemin qu’un certain Kevin Garnett à Minnesota. Joueur époustouflant à tous les niveaux du jeu, celui qui était surnommé « The Big Ticket » est resté douze années moisir chez les Wolves où les décisions de la direction étaient, saison après saison, au mieux contestables, au pire complètement stupides (et parfois illégales, comme le cas Joe Smith). Il a fallu attendre son transfert aux Celtics en 2007 pour le voir, enfin, jouer sérieusement le titre et valider son talent hors-norme avec le sacre qui a suivi en juin 2008. C’est dingue comment le fait d’évoluer au sein d’une franchise compétente peut changer la carrière d’un joueur ! (oui, c’est de l’ironie).

Et désormais, aucune superstar de la ligue n’ignore cela. La loyauté, c’est beau. Mais rester dans un club qui ne sait pas ce qu’il faut faire pour tirer le meilleur parti d’un talent aussi transcendant que celui d’Anthony Davis serait presque criminel. Ce joueur est un monstre sur le terrain, comme le prouve sa récente démonstration face aux Hornets.

Défensivement, offensivement, il n’y a rien à jeter. La saison passée, ce fût sympathique de le voir déployer ses ailes au premier tour face aux TrailBlazers, parfaitement secondé par Jrue Holiday et Nikola Mirotic. Mais les décisions, récentes et passées, de la direction des Pelicans n’incitent pas à la confiance. Si Davis a répété qu’il souhaitait gagner à la Nouvelle-Orléans, il semblerait que sa patience a des limites. Et les indices sont légion désormais.

Sa décision de signer avec le même agent que LeBron James en septembre dernier a sérieusement mis la puce à l’oreille des journalistes outre-Altantique. Récemment, une liste de quatre équipes qui intéresseraient Anthony Davis à l’avenir a été publiée. On y trouve les Lakers (duh !), les Celtics, les Knicks et les Sixers (mon Dieu, imaginez un instant les dégâts infligés dans une raquette patrouillée par Embiid et Davis). En NBA, la carrière des joueurs est jugée sur leur faculté, ou non, à remporter des titres. Anthony Davis est lié par contrat aux Pelicans jusqu’en 2020, et possède une option pour la saison 2021. S’il doit partir avant le terme, ce sera forcément via un transfert. Il peut également décider de signer une extension avec un salaire « Supermax » dès l’été 2019, s’il souhaite vraiment rester à la Nouvelle-Orléans. Qu’est-ce qui va se passer ? Rien ne permet de le savoir avec certitude pour le moment.

Mais Anthony Davis semble déterminer à explorer toutes les options qui s’offrent à lui. Et la décision d’un joueur de sa dimension – qui n’a que 25 ans, rappelons-le – a le pouvoir de changer le cours de l’histoire d’un club, et de la ligue toute entière, pour les années à venir. Qu’on se le dise !

Ce qu’il faut savoir sur les Pistons de Detroit

Nous avons récemment parlé en détail de cette équipe de Detroit. Au moment où la quasi-totalité de la NBA se dirige vers le jeu rapide et l’adresse longue distance, on aurait presque l’impression que les Pistons font de la résistance avec leur duo d’intérieurs, Drummond/Griffin. Mais force est de constater que cela ne fonctionne pas si mal que ça. Les Pistons n’ont probablement aucune chance de remporter le titre cette saison en l’état. Mais une qualification pour les playoffs serait déjà une belle réussite pour ce club qui se cherche depuis plusieurs saisons maintenant.

L’arrivée de Dwayne Casey sur le banc, et son approche pragmatique, participe activement à cette belle dynamique. Chaque soir, vous pouvez être certain que Detroit donnera 100% d’effort sur le terrain. S’ils sont médiocres offensivement (24e en efficacité offensive), les Pistons compensent avec une solide défense (9e en efficacité défensive). Ils sont également intraitables aux rebonds (6e en % de rebonds captés par match). La bonne santé de Blake Griffin et Reggie Jackson – deux joueurs trop souvent absents en raison de diverses blessures tout au long de leur carrière – est également un des éléments clefs de leur bon début de saison.

Blake Griffin, justement, parlons-en. Transféré par les Clippers la saison dernière, on pouvait se demander ce que l’ailier allait produire comme basket loin de l’influence de Chris Paul et de DeAndre Jordan. Et ben, vous savez quoi ? Ce joueur est talentueux (quand il est en bonne santé), et le prouve sur le terrain. Sur le plan offensif, il a réussi à ajouter une adresse à trois points salvatrice pour la suite de sa carrière. Bravo à lui. Vous savez combien de joueur tourne à au moins 24 points/m, 9 rbs/m et 5 passes décisives/m cette saison ? Seulement trois selon le site basketball-reference.com : Anthony Davis, Giannis Antetokounmpo, et Blake. Le talent de Griffin est central dans le succès actuel des Pistons, et il est urgent de le rappeler.

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