4 bonnes raisons de suivre la draft NBA 2019

Zion Williamson, le «futur Lebron James» pour certains observateurs Zion Williamson, le «futur Lebron James» pour certains observateurs[Patrick Smith / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Cela fait un an que la cuvée de la draft 2019 fait saliver tous les propriétaires de franchise et anime une foule de débats dans les médias. Il faut dire que cette année plus que d'ordinaire, l'événement organisé le 20 juin risque de changer l'équilibre des forces dans la ligue.

LA FIN DU «TANKING»

Chaque saison, certaines petites équipes se battent pour être les plus mauvaises possible dans une course à la défaite que l'on appelle le «tanking». Car le fonctionnement de la draft est ainsi fait : plus le classement d'une équipe est bas, plus leur chance de choisir en premier l'un des jeunes joueurs inscrit est élevé. Une manière de permettre aux équipes les moins bonnes d'obtenir le meilleur jeune, et ainsi leur donner une chance de gagner plus de matchs les années suivantes.

Mais cette année, les règles ont été modifiées pour niveler les chances de chacun. Ainsi, les New York Knicks, Cleveland Cavaliers ou Chicago Bulls, qui terminent avec le pire bilan, n'ont pas réussi à obtenir le 1er choix.

La réforme souhaitait éviter les comportements antisportifs d'équipe enchaînant les défaites volontairement. Un petit succès, qui a été salué dans la nuit de la loterie par Rudy Gobert dans un tweet : «nous venons d'assister à la fin du tanking. Et nous devrions être content de cela.»

Les cinq premiers de la draft, pouvant choisir les potentiels cinq meilleurs jeunes joueurs sont donc : 1- Pelicans de la Nouvelle-Orléans 2- Memphis Grizzlies 3-New York Knicks 4- Los Angeles Lakers 5- Cleveland Cavaliers.

Zion Williamson, l'un des meilleurs espoirs des 10 dernières années

Il est pour certains le prochain joueur le plus important de la NBA, comme Lebron James le fut avant lui. Le genre de joueur qui fait gagner des titres à une franchise. Zion Williamson devrait, sauf revirement exceptionnel, être le premier joueur choisi lors de la draft NBA. Et ce sont les Pelicans de la Nouvelle-Orléans, chanceux lors de la loterie, qui devraient récupérer le phénomène. 

Extrêmement impressionnant physiquement pour ses 18 ans, précis dans ses passes, pouvant marquer aussi bien que bloquer ses adversaires, il pourrait devenir un joueur majeur dès sa première année en NBA. Reste à savoir quels joueurs seront là pour l'entourer à la Nouvelle-Orléans, étant donné qu'Anthony Davis, ancien premier choix lui-même, est donné sur le départ. Mais il pourrait être échangé contre de très bons éléments, compatibles avec Zion Williamson, dans les mois qui viennent. 

Un Français très bien placé ?

Être bien classé parmi les choix de draft ne garantit pas une grande carrière, mais le symbole et l'honneur sont importants. Dans l'histoire, seuls deux Français ont été choisis dans le top 10 : Joakim Noah (9ème en 2007 par Chicago), et Frank Ntilikina (8ème en 2017 par New York). Tony Parker, le meilleur français de l'histoire de la ligue n'a été drafté qu'en 28ème position en 2001, alors que Rudy Gobert, meilleur Bleu actuel, était le 27ème en 2013.

Mais un autre espoir du basket tricolore pourrait bien intégrer la NBA avec une place de choix. Ainsi, Sekou Doumbouya, 18 ans, actuel joueur de Limoges, est un joueur très surveillé aux États-Unis. Selon ESPN, à un mois de la draft, il pourrait être sélectionné en 9ème position. S'il est peu probable que cela reste figé, il intègrerait alors la franchise des Washington Wizards pour les aider à retrouver les play-offs.

Lebron James au pied du mur

Alors qu'il fêtera ses 35 ans en décembre, et que la dernière saison fut particulièrement décevante pour Lebron James, le triple champion NBA n'a plus beaucoup de temps s'il veut remporter un nouveau titre. Bonne nouvelle, sa franchise des Los Angeles Lakers a eu beaucoup de chance lors du tirage. Alors qu'ils n'avaient que 10% de chances d'obtenir un choix dans le top 4, et 77% d'être 11ème, le hasard a voulu que le quatrième «pick» leur revienne. 

Les Californiens ont donc une bonne chance d'obtenir l'un des meilleurs jeunes du championnat universitaire. Mais il est possible que ce jeune ne porte jamais le maillot des Lakers, qui souhaitent redevenir compétitifs dès la saison prochaine. Ainsi, le choix de draft et quelques joueurs de l'effectif pourraient être échangés contre un grand joueur comme Anthony Davis (Nouvelle-Orléans). La soirée du 20 juin s'annonce donc particulièrement stressante du côté des États-Unis, que ce soit à Los Angeles ou dans les autres franchises. 

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