Homophobie dans les stades : Griezmann en faveur de l'arrêt des matchs

Antoine Griezmann s'est déjà engagé publiquement contre l'homophobie, notamment en faisant la Une du magazine Têtu en mai dernier. Antoine Griezmann s'est déjà engagé publiquement contre l'homophobie, notamment en faisant la Une du magazine Têtu en mai dernier. [Thomas SAMSON / AFP]

Alors que le débat fait rage au sein du football français pour savoir s'il faut ou non arrêter les matchs en cas de chant ou de banderole homophobe, la star de l'équipe de France Antoine Griezmann a pris position ce mardi 10 septembre. Interrogé après la victoire des Bleus contre Andorre (3-0) au Stade de France, l'attaquant du FC Barcelone s'est déclaré en faveur de l'interruption des rencontres.

«Pour moi, c'est très bien d'arrêter les matches, que ce soit pour des chants homophobes ou des chants racistes», a estimé «Grizou» au micro de RTL. «Si on arrête les matches, les gens ne seront pas contents et ils arrêteront de le faire.»

Antoine Griezmann s'est déjà plusieurs fois engagé publiquement contre l'homophobie, notamment en faisant la Une du magazine Têtu en mai dernier, avec le message «L'homophobie dans le foot, ça suffit !» Quelques jours avant, dans un documentaire sur le sujet diffusé sur France 2, il avait déclaré que, si l'un de ses coéquipiers faisait son coming-out, il «l'encouragerai[t] à être fier et heureux». «Je pense que ça pourrait ouvrir la porte à d’autres et je ferais tout pour être autour de lui et montrer que c’est normal.»

Sur l'interruption des rencontres pour homophobie, l'avis d'Antoine Griezmann tranche avec celui de son coéquipier en équipe de France Hugo Lloris. Le capitaine des Bleus s'est en effet prononcé «contre l'arrêt des matchs, quelle que soit la forme de discrimination», mardi soir au micro de La chaîne L'Equipe. «Ce n’est pas la solution appropriée parce que ça ne va pas empêcher une minorité d’imbéciles de faire ce qu’ils font dans les stades. Il y a d’autres solutions», a jugé le gardien de Tottenham.

Passe d'armes entre Le Graët et Maracineanu

Une position encore différente de celle du président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët. Celui-ci s'est dit mardi matin sur Franceinfo «totalement contre» l'arrêt des matchs en cas de chants ou de banderoles homophobes dans les tribunes, tout en s'y montrant favorable en cas de «cris racistes». Le racisme et l’homophobie dans les stades, «ce n’est pas la même chose», a-t-il ajouté.

Ces déclarations n'ont pas été du goût de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu. «La position qu'a prise Noël Le Graët en faisant une différenciation entre homophobie et racisme est erronée», a-t-elle estimé mardi, à la sortie de la séance de questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale. Le débat semble loin d'être clos.

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