Mondial de basket : les Bleus veulent offrir une médaille à ceux qui n'en ont pas

Evan Fournier monte au lay-up face à l'Argentine en demi-finale de la Coupe du monde à Pékin, le 13 septembre 2019 [HOW HWEE YOUNG / POOL/AFP] Evan Fournier monte au lay-up face à l'Argentine en demi-finale de la Coupe du monde à Pékin, le 13 septembre 2019 [HOW HWEE YOUNG / POOL/AFP]

Les basketteurs français doivent se remobiliser après leur défaite contre l'Argentine en demi-finale du Mondial pour décrocher face à l'Australie, dimanche (10h00) à Pékin, une médaille qui serait la première en grande compétition pour sept d'entre eux.

Dans le groupe présent en Chine, ils sont seulement trois à avoir participé au Mondial-2014, où les Bleus étaient montés sur le podium pour la première fois : Nicolas Batum, Evan Fournier et Rudy Gobert. Nando De Colo (2011, 2013, 2015) et Andrew Albicy (2011) ont gagné des récompenses à l'Euro, mais pour les sept autres, ce serait un moment qui marque une carrière.

«Ces occasions-là, on ne sait pas si on les aura deux fois. J'ai dit à tous les gars individuellement que dans quinze ans on s'en foutrait de savoir qui a mis combien de points, ou combien de kilomètres on a fait, mais qu'on se souviendrait de la médaille, même si ce n'est pas celle qu'on voulait», dit le pivot Rudy Gobert. La première chose à faire samedi était d'encaisser la claque assénée par les Argentins (80-66) sans laisser les joueurs le faire seuls chacun dans son coin.

«Libérer la parole»

Le sélectionneur de l'équipe de France de basket Vincent Collet donne des instructions lors de la demi-finale du Mondial de basket contre l'Argentine, le 13 septembre 2019 à Pékin [Greg Baker / AFP]
Le sélectionneur de l'équipe de France de basket Vincent Collet donne des instructions lors de la demi-finale du Mondial de basket contre l'Argentine, le 13 septembre 2019 à Pékin

«Il faut libérer la parole pour évacuer la frustration et la déception qui sont légitimes et d'autant plus fortes que c'est un match qui laisse des regrets parce qu'on ne l'a pas totalement joué. La compétition n'est pas du tout finie. On ne peut pas galvauder une petite finale qui octroie une médaille de bronze de la Coupe du monde», dit le sélectionneur Vincent Collet.

La tâche sera ardue face à une génération talentueuse d'Australiens ultra motivés par la perspective de remporter enfin une première médaille majeure et que les Bleus croiseront pour la deuxième fois du tournoi. Ils avaient perdu lundi dernier dans un match du deuxième tour important qui les avait envoyés sur la route des États-Unis, avec la suite que l'on sait. Les Français avaient battu les joueurs de la NBA en quarts de finale (89-79) pour la première fois.

A Nankin, ils s'étaient laissés entraîner dans un spectaculaire match d'attaque qui s'est joué à une possession (100-98). «On échangeait les paniers et ce n'est pas le style de basket qu'on veut faire. On est une équipe défensive avant tout. On veut imposer notre rythme et notre identité», souligne Gobert.

Une médaille en vue des Jeux

L'Australien Patty Mills (c) à la lutte avec l'Espagnol Marc Gasol (g) en demi-finales du Mondial de basket, le 13 septembre 2019 à Pékin [NOEL CELIS  / AFP]
L'Australien Patty Mills (c) à la lutte avec l'Espagnol Marc Gasol (g) en demi-finales du Mondial de basket, le 13 septembre 2019 à Pékin

Il faudra voir aussi si les Australiens se sont remis de leur demi-finale perdue contre l'Espagne dans un final de folie, après deux prolongations (95-88). Ils ont raté deux fois le ballon de la victoire à la dernière seconde, dont une sur un lancer franc manqué par le meneur des San Antonio Spurs Patty Mills, le meilleur scoreur de la Coupe du monde (23,9 points de moyenne).

Pour Collet, «une médaille validerait la naissance de cette équipe de France». «Autant à l'Euro-2017 on avait raté ça, autant là on a construit une nouvelle équipe qui a un avenir. Pour moi, demain (dimanche), c'est le début des Jeux olympiques (pour lesquels les Français se sont qualifiés en terminant deuxième Européen de ce Mondial, ndlr). Il n'y aura pas de meilleure approche des Jeux que de prendre une médaille», dit-il.

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