Des centaines d’arbitres turcs, dont certains officiant au niveau national, sont accusés d’avoir parié sur des matchs en Turquie malgré une interdiction. La Fédération a promis des sanctions immédiates.
Le football turc est secoué par un immense scandale. Près de 400 arbitres sont accusés d’avoir parié sur des matchs malgré une interdiction, a révélé, ce lundi, le président de la Fédération turque de football (TFF). Et ces révélations résultent d’une enquête interne réalisée sur 571 arbitres. Elle a notamment démontré que «371 possèdent des comptes de paris et 152 parient activement», a indiqué le patron de la TFF Ibrahim Haciosmanoglu, promettant des sanctions rapides.
22 arbitres évoluant au niveau national
«Nous sommes déterminés à nettoyer le football de toute trace de corruption. Nous ne ferons aucune exception», a-t-il insisté. Et il a précisé que 22 des 371 arbitres incriminés (7 arbitres centraux et 15 arbitres assistants) sont des arbitres évoluant au niveau national. Mais il n’a pas communiqué leur identité, ni indiqué si certains d’eux avaient parié sur des matchs qu’ils ont dirigés.
Les trois plus grands clubs du pays, que sont Galatasaray, Fenerbahçe et Besiktas, ont toutefois exhorté la Fédération à rendre public immédiatement les noms des arbitres et les matchs sur lesquels ils ont parié. De son côté, le club de Trabzonspor a dénoncé «un scandale» et estimé que ces révélions ont mis au jour «l’une des pages les plus sombres de l’histoire du football turc».
Et ce n’est pas la première fois que les arbitres trucs sont pointés du doigt. Face aux accusations de partialité régulièrement portées contre certains d’eux, la TFF avait confié, au printemps 2024, la VAR de plusieurs affiches du championnat à des arbitres étrangers. En février dernier, un arbitre étranger avait même dirigé le bouillant derby d’Istanbul entre Galatasaray et Fenerbahçe, qui accuse depuis des années les arbitres de favoriser son rival.