Vainqueur de deux étapes et porteur du maillot jaune sur le Tour de France en 2018, Fernando Gaviria a été condamné, mardi, pour conduite en état d’ébriété le mois dernier à Monaco.
«Vous êtes un danger public». Voilà comment le président du tribunal correctionnel de Monaco a qualifié Fernando Gaviria (31 ans). Le même jour que l’officialisation de son arrivée au sein de l’équipe espagnole Caja Rural-Seguros RGA (2e division), le cycliste colombien a été condamné, mardi, pour conduite en état d’ébriété à deux mois de prison avec sursis et à 5.000 euros d’amende, a rapporté Monaco-Matin. L'ancien coureur de la formation Movistar a également interdiction de conduire pendant deux ans en Principauté et devra s’acquitter du paiement de trois contraventions connexes d’un montant de 45 euros.
«C'était une faute de ma part, je ne la referai plus»
Les faits remontent au 22 octobre dernier en début d’après-midi. Résident monégasque, Fernando Gaviria, vainqueur de deux étapes et porteur du maillot jaune sur le Tour de France en 2018, a pris le volant de son véhicule après avoir bu plusieurs cocktails et ingéré une grande quantité d’alcool dans la matinée. Mais il a rapidement été appréhendé par les policiers de la Sûreté publique, qui ont constaté plusieurs infractions au code de la route entre refus de priorité, chevauchement de ligne continue ou encore circulation en sens interdit.
Et au moment de son interpellation en pleine journée, le lauréat de Paris-Tours en 2016, quintuple vainqueur d’étape sur le Tour d’Italie, circulait avec un taux de 1,18 mg/l d’air expiré, soit environ 2,40 grammes par litre de sang. C’est près de cinq fois le maximum autorisé de 0,25 mg/l d’air expiré. «Vous êtes à un ou deux verres du coma. Vous êtes un danger public», a lâché le président du tribunal. «Vous êtes dans un état tel, qu’il va falloir attendre minuit pour que vous soyez sobre et que votre état soit compatible avec une garde à vue», a-t-il ajouté.
Conscient de son erreur, Fernando Gaviria, présent à l’audience, a présenté ses excuses. «J’ai dormi quelques heures avant de sortir. Je me suis senti de prendre ma voiture. Avec le recul, oui, ce n’était pas le cas. C’était une faute de ma part, je ne la referai plus», a-t-il assuré, prétextant un «stress lié au travail et des soucis avec la famille». Il a également reconnu que son rythme de vie n’était pas compatible avec une vie de sportif de haut niveau. «Ce n’est pas normal, je le sais», a-t-il confié.
Malgré ces explications, le tribunal a suivi en tout point les réquisitions du premier substitut du procureur général.