Après Daria Kasatkina, Maria Timofeeva et Kamilla Rakhimova, la Russe Anastasia Potapova, 51e mondiale, a décidé de changer de nationalité sportive et de représenter l’Autriche.
Les changements de nationalité sportive se multiplient chez les joueuses de tennis russes. Anastasia Potapova (24 ans) est devenue, mercredi, la 4e joueuse originaire de Russie, cette année, à délaisser son pays d’origine et opter pour une autre nation. La 51e mondiale va en effet représenter l’Autriche à partir de la saison prochaine.
«Je suis ravie de vous annoncer que ma demande de citoyenneté a été acceptée par le gouvernement autrichien. L’Autriche est un pays que j’adore, incroyablement accueillant, où je me sens comme chez moi», a posté, sur son compte Instagram, Anastasia Potapova, qui avait atteint les 8es de finale de Roland-Garros en 2024.
En mars dernier, Daria Kasatkina (37e mondiale) avait ouvert la voie, délaissant la Russie pour représenter l’Australie. Elle a été imitée, il y a un mois et demi, par Maria Timofeeva (146e mondiale), qui est devenu ouzbèke. «Je suis plus qu'excitée pour ce nouveau chapitre de ma vie», avait-elle indiqué.
Et la native de Moscou a été rejoint, mardi, par Kamilla Rakhimova (112e mondial), qui va également défendre les couleurs de l’Ouzbékistan. «Son transfert est considéré comme un renfort important pour l’équipe féminine d’Ouzbékistan», s’est félicitée la Fédération ouzbèke.
Et ces changements de nationalité ont suscité une vive réaction du côté de la Fédération russe de tennis. «Je n’ai aucun plaisir à commenter cette nouvelle», a déclaré, à Sport Express, le vice-président Ievgueni Kafelnikov au sujet d’Anastasia Potapova.
Avant d’être un peu plus vindicatif. «Elle a changé, et alors que faire maintenant ? Pleurer ? Est-elle une grande athlète ? Qu’a-t-elle gagné pour la Russie dans sa vie ? Vous ne me le direz pas, et moi non plus. Donc tant mieux !», a lâché l’ancien n°1 mondial (51 ans), qui a lui écrit les plus belles lignes du tennis russe.
Il a été le premier joueur de son pays à remporter un tournoi du Grand Chelem avec son sacre à Roland-Garros en 1996, qui a précédé son titre à l’Open d’Australie trois ans plus tard, sa médaille d’or aux JO de Sydney en 2000 et son triomphe en Coupe Davis en 2002.