La Fédération française de tennis a été condamnée, ce lundi, à verser 850.000 euros d’indemnités à son ancien directeur technique national Nicolas Escudé, qui avait été licencié en 2024.
Un revers qui lui coûte très cher. Le conseil des prud’hommes de Paris a prononcé, ce lundi, la nullité du licenciement de l’ancien directeur technique national de la Fédération française de tennis Nicolas Escudé.
En conséquence, la FFT a été condamné à verser à l’ancien n°17 mondial, qui avait été nommé DTN en 2021 avant d’être licencié trois ans plus tard, pas moins de 850.000 euros d’indemnités.
Arrêt maladie avant d'être licencié
Dans le détail, l’instance devra notamment s’acquitter de plus de 330.000 euros pour «violation de l’engagement de garantie d’emploi» et 180.000 euros pour «nullité du licenciement», selon le jugement communiqué à l’AFP et susceptible d’appel.
La FFT devra également verser 80.000 euros à Nicolas Escudé pour «harcèlement moral» et la même somme pour «préjudice professionnel et économique». Enfin, la deuxième fédération sportive du pays a été condamnée à verser 81.386,55 euros en guise «d’indemnités compensatrices de préavis», et 50.000 euros au titre du «préjudice moral, social et familial».
Nicolas Escudé contestait en particulier une réorganisation de la DTN intervenue en septembre 2023. A l'époque, la direction avait été scindée en deux pôles. Le premier, intitulé «parcours vers le haut niveau» et consacré aux jeunes de 5 à 15 ans, avait été confié à Nicolas Escudé, tandis que le pôle «haut niveau» (16 à 21 ans) avait été placé sous la responsabilité conjointe de Paul-Henri Mathieu et Ivan Ljubicic.
Une réorganisation qui a vidé de sa substance la fonction de DTN, selon Nicolas Escudé, qui a ensuite été placé en arrêt maladie avant de se faire licencier en 2024.