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«Personne ne doit vivre ça» : la biathlète française Julia Simon également victime de messages «agressifs et virulents»

Julia Simon a terminé à la 14e place du sprint du Grand-Bornand. Julia Simon a terminé à la 14e place du sprint du Grand-Bornand. [Newspix / Icon Sport]

Tout comme sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet, la biathlète française Julia Simon a été la cible de messages haineux sur les réseaux sociaux.

L’atmosphère est toujours aussi pesante autour de l’équipe de France féminine de biathlon. En témoigne la nouvelle sortie de Julia Simon, ce jeudi, à l’issue de sa 14e place sur le sprint du Grand-Bornand, qui accueille, jusqu’à dimanche, la 3e étape de la Coupe du monde. De retour à la compétition la semaine dernière à Hochfilzen (Autriche), après sa suspension d’un mois en raison de sa condamnation pour fraude et escroquerie contre sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet, la biathlète tricolore a condamné les messages de haine dont elle a été victime sur les réseaux sociaux.

«Ce groupe France mérite de la sérénité et du calme»

Ainsi que les menaces de mort reçues par Justine Braisaz-Bouchet visant sa fille. Des messages qui pourraient être liés à la fameuse affaire de la fraude à la carte bancaire, qui a agité le monde du biathlon français pendant plusieurs mois. «Je sais que Justine a beaucoup ramassé sur les réseaux sociaux, j’ai ramassé aussi. Et je trouve ça incroyable que les gens soient aussi agressifs et virulents. Personne ne doit vivre ça», a-t-elle déploré dans des propos rapportés par RMC Sport.

«On est là pour parler sport, on le fait très bien, et c’est la meilleure réponse», a ajouté Julia Simon, qui a assuré que sa réintégration se passait «plutôt bien». «Ce groupe France mérite de la sérénité et du calme. C’est tout ce à quoi on aspire», a-t-elle également insisté, après avoir signé son meilleur résultat de la saison avec notamment un 10/10 derrière sa carabine.

Plutôt bien accueillie par le public du Grand-Bornand, la vainqueure du gros globe en 2023 est plus que jamais déterminée à «tracer» à sa route et sera une nouvelle scrutée de près, samedi, sur la poursuite. Elle s’élancera 49 secondes après la Suédoise Hanna Oeberg, qui a remporté le sprint d’ouverture en devançant seulement de trois secondes Lou Jeanmonnot revenue à un point d’Anna Magnusson en tête du classement général. De quoi promettre une nouvelle belle bataille dans deux jours.

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