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«Est-ce que je me mets une limite ? Non» : qualifié pour les quarts de finale à Monte-Carlo, Valentin Vacherot ne s’interdit rien

Le Monégasque affronte en quarts ce vendredi l'Australien Alex De Minaur. [Frederic Dides / Icon Sport]

Tombeur du Polonais Hubert Hurkacz, le local Valentin Vacherot s’est qualifié pour les quarts de finale de son tournoi à Monte-Carlo. À peine sorti du court, le Monégasque s’est confié à la presse, dont CNEWS, sur son parcours en Principauté et sa gestion des émotions. 

Valentin Vacherot illumine Monte-Carlo. Dans la nuit princière ce jeudi, le 23e joueur mondial est sorti vainqueur d’une sacrée bataille contre le Polonais Hubert Hurkacz (6-7, 6-3, 6-4). Shaker à la main et tout juste changé, le local, devenu le premier Monégasque à se hisser en quarts de finale sur le Rocher, s’est présenté devant la presse, dont CNEWS.

Comment avez-vous vécu ce duel de près de trois heures face à Hubert Hurkacz ? 

C'est quand même lent, très humide, avec des longs rallies, il faut aller chercher les points d'une manière ou d'une autre. Avec des scénarios qui tournent, qui se retournent. Au final, trois sets de malade... C'était difficile de faire des points gagnants, mais je suis content d'être resté agressif au troisième set. Plus les matches durent longtemps, plus je suis confiant. Ma condition physique, c'est un de mes points forts. 

Pour quelqu'un qui ne voulait pas jouer le soir, finalement, ça vous réussit plutôt bien... 

Il faut quand même aller bien plus chercher les points que dans d'autres conditions. Peut-être que ça plaît encore moins à mes adversaires. Après des matches pareils, j'arrive presque à préférer le stade comme ça, au quart plein, mais dans une ambiance de malade avec chaque tête que je connais. Les membres du club, tout ça. C'est fou. 

Vous êtes le premier Monégasque à rejoindre les quarts de finale à Monte-Carlo. Vous dépassez votre frère Benjamin (Balleret, éliminé en 8es de finale en 2006)... 

Benjamin, il n'a plus rien (rires). Mais je ne pense pas à ça. Je pense juste au fait d'être en quarts de finale. Ce n'était même pas un rêve de le dépasser. 

Etre en quarts, je n'arrive pas à y croire 

 

Jusqu'à il y a quelques semaines, je n'y pensais pas. Déjà l'année dernière, en passant un tour, j'avais fait mon truc. Et là, d'être en quarts, je n'arrive pas à y croire. 

On a aussi vu le «mauvais» côté de Valentin, agacé. Pouvez-vous nous en parler ?

Je pense que c'est très loin d'être la première fois... Ça bout, ça bout. C'est encore un truc sur lequel je dois bosser. Mais des fois, ça monte, ça monte. Et au moment où ça redescend, ça me détend. Et ça me fait mieux jouer par moments. Mais casser une raquette, par contre, je ne pense pas, au désarroi de mon équipe aussi. Parce que parfois, je pense qu'ils aimeraient que je casse une raquette. Mais le problème, c'est que je me tape avec. Ça m'est arrivé énormément de fois de me frapper, avec des marques sur la cuisse. 

Cette victoire vous permet d'intégrer le Top 20...

Je savais que ça allait se passer à un moment ou à un autre. Maintenant, mon objectif, c'est d'être le plus haut possible au moment de Shanghai (en octobre, avec les points de son titre l'an dernier à défendre, ndlr). 

Mais avec ce qui est là, est-ce que je me mets une limite ? Non, je ne me mets pas de limite. Le Top 20, super. Maintenant, je pense au fait que je suis en quarts ici (contre Alex De Minaur).

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