On a testé Gears 5, le meilleur épisode de la saga

La série des Gears est un peu au jeu vidéo ce que les films d'action des années 80/90 avec Stallone et Schwarzenegger sont au cinéma. Des jeux explosifs ! Depuis 2006, cette saga exclusive à la Xbox et au PC, initialement baptisée Gears of War, emmène les joueurs dans une guerre sans fin entre l'humanité et une race extraterrestre, les Locustes.

De purs jeux d'action dans lesquels il faut dézinguer des cohortes d'aliens et de robots. Tout un poème, même si Gears en général et ce Gears 5 en particulier sont plus subtiles qu'ils n'y paraissent au premier abord.

Tout d'abord parce que dans la famille des jeux de tirs, Gears est ce que les spécialistes appellent un «cover shooter». Comprenez qu'il faut savoir se mettre à couvert lors des fusillades sous peine de trépasser très vite sous le feu nourri ennemis. D'autant qu'avec ce nouvel opus, les adversaires sont retors à souhait. L'intelligence artificielle, sans être irréprochable, a été optimisée, tout comme l'armement des ennemis. Impossible de rester statique. Il faut bouger, se cacher, tirer, changer de position…  Une petite dimension tactique bienvenue alors que les combats s'enchaînent à grande vitesse dans cet univers de science-fiction.

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Ensuite, parce que cet univers est dense, bien écrit, et que la nouvelle campagne (histoire) proposée par ce nouveau Gears 5 vaut clairement le détour. Au fil de ses épisodes, la saga humanise ses personnages qui, progrès technologique oblige, gagnent en consistance. On parvient à être touché par certaines situations, certains dialogues. Presque un miracle dans un titre de ce calibre !

Outre ses personnages, Gears déploie un univers graphiquement très réussi avec des graphismes en 4K sur Xbox One X. Somptueux, même si on aurait aimé un peu plus de variété. Certaines séquences sont elles aussi spectaculaires, hollywoodiennes. Impossible de ne pas lâcher ici ou là un petit «wouah !» admiratif. Les coyotes canadiens de The Coalition, les créateurs du jeu, ont fait une fois encore très fort en termes de mise en scène spectaculaire mais pas que.

Gears 5 propose des zones plus ouvertes, où l'on peut fureter et explorer, à la recherche de missions annexes.

La construction même du jeu varie avec ce nouvel épisode. Même si l'on retrouve très souvent ces niveaux «couloirs» dans lesquels on avance en tirant sur tout ce qui bouge entre deux scènes cinématiques qui déroulent l'histoire, Gears 5 propose des zones plus ouvertes (sans parler de «monde ouvert») où l'on peut fureter, explorer, à la recherche de missions annexes pour compléter le tout. De quoi faire varier agréablement l'expérience qui s'enrichit aussi du côté online.

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Car si la campagne solo compose un vrai gros et beau morceau du jeu, les nombreux modes de jeux multijoueur en ligne achèvent de compléter le tableau. Un nouveau mode «fuite» dans lequel il faut réussir à s'enfuir d'une espèce de labyrinthe en un temps limité avec un minimum d'équipement fait ainsi son apparition. Amusant, même si on lui préfère les modes plus classiques tant le challenge peut être relevé.

Gears 5, reste un Gears, un jeu d'action pur jus et survitaminé que n'aurait pas renié l'ami Schwarzy. Tout en préservant l'essence de la saga défouloir, The Coalition livre un opus très bien fini, riche, varié qui renouvelle de façon modérée mais réelle, l'expérience. Sans doute LE jeu exclusif de fin d'année pour Microsoft et sa Xbox One. Et peut-être l'un des derniers grands jeux de cette génération de Xbox.

Gears 5, Microsoft, sur Xbox One et PC Windows 10.

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