Les 5 meilleurs mangas de février 2019

[Kyou Kara CITYHUNTER ©1985 by TSUKASA HOJO/NSP, ©2017 by SOKURA NISHIKI All Rights Reserved.]

Des ninjas meurtriers, un détective lubrique bien connu, un vieil ami de Son Goku, un apprenti héros à l'école et deux pongistes prêts à en découdre. Voici les cinq histoires à ne pas rater ce mois-ci au rayon manga.

Après un mois de janvier riche en nouveautés, en raison du Festival International de la BD d'Angoulême et de la place particulière réservée aux BD japonaises, février ne s'annonce pas en manque.

Un mois à retenir pour les fans de la génération Club Dorothée, puisque Ryo Saeba, alias Nicky Larson, fera son retour, tout comme Yamcha de Dragon Ball, qui auront tous deux droit à leurs spin-off respectifs.

City Hunter Rebirth

Alors que City Hunter, alias Nicky Larson en France, a fait son come-back au cinéma dans son adaptation française par Philippe Lacheau, Ryo Saeba (dans sa version originale) reprend aussi du service sous le dessin de Sokura Nishiki. Les éditions Ki-oon publient cette histoire inédite mettant en scène le justicier lubrique, créé en 1985 par Tsukasa Hojo.

Fan inconditionnelle du manga original, Kaori, 40 ans et toujours célibataire, se retrouve projetée dans l'univers du célèbre détective après un étrange accident. De retour dans son corps d'adolescente de 16 ans, celle-ci va alors revivre les dangeureuses missions de Ryo... à ses côtés.

Pourquoi il faut le lire :

Outre son adaptation cinématographique, la série City Hunter est en plein revival en 2019, puisqu'un long-métrage d'animation est d'ores et déjà programmé pour ce 8 février au Japon. Publié en 2017 au pays du Soleil-Levant, City Hunter Rebirth est avant tout un hommage au détective d'Hojo. Pensé comme une mise en abyme de cette œuvre, ce nouveau manga s'avère amusant et frais. S'il reste moins inspiré et drôle que le City Hunter de 1985, il en reprend tous les ingrédients, tout en restant plus sage.

Les tourments sexuels du héros sont ici évoqués sous forme de clin d'œil, alors qu'ils étaient plus appuyés sous la plume d'Hojo. On saluera particulièrement le coup de crayon de Sokura Nishiki, qui donne l'illusion constante d'admirer le travail de son maître et dont les premières planches sont à lire ici.

City Hunter Rebirth, de Sokura Nishiki, éd. Ki-oon, tome 1 disponible.

Dragon Ball EXTRA

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DRAGON BALL GAIDEN TENSEI SHITARA YAMCHA DATTA KEN © 2017 by BIRD STUDIO, dragongarow LEE/SHUEISHA Inc.

La mythologie Dragon Ball revient à ses débuts avec un spin-off consacré au fier combattant à la technique du loup : Yamcha. A l'image de City Hunter Rebirth, Dragon Ball Extra - Comment je me suis réincarné en Yamcha (ouf!) réinterprète le monde de l'œuvre originale à travers les yeux d'un protagoniste étranger et fan de la saga d'Akira Toriyama. On y découvre un jeune lycéen qui, à la suite d'un accident, se retrouve projeté dans les pages de son manga préféré. Réincarné dans le corps de Yamcha, son héros favori, il va alors revivre les aventures de ce dernier et tenter de déjouer sa mort.

Pourquoi il faut le lire :

Suivant le même twist scénaristique que City Hunter Rebirth, ce nouveau récit de Dragon Ball embarque les inconditionnels dans une histoire rocambolesque et mieux rythmée. Surtout, le mangaka Dragon Garow Lee ressuscite chaque case de belle manière, en maniant la plume à l'égal de maître Toriyama.

Novices et aficionados de la série seraient d'ailleurs bien incapables de faire la différence entre les mangas des deux auteurs, tant le calque est ici parfait. Facile à lire et amusant, Dragon Ball Extra est un one-shot inspiré, que les fans de Goku peuvent ranger dans leur bibliothèque, aux côtés des 42 tomes de la série originale.

Dragon Ball Extra - Comment je me suis réincarné en Yamcha, de Dragon Garow Lee, éd. Glénat, en un tome, disponible.

Basilisk - The Oka Ninja Scrolls

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© by SHIHIRA Tatsuya / Kôdansha

Deux familles dépositaires des arts du ninjutsu, une technique puissante et mortelle pour qui la possède, un jeune couple de combattants affaiblis, une revanche à préparer. Tous les ingrédients du bon récit de ninja se retrouvent dans la nouvelle série Basilisk, publiée chez Kurokawa. Cette suite, sous-titrée The Oka Ninja Scrolls, s'intéresse aux enfants Hachirô Kôga et Hibiki Iga, réceptacles des pouvoirs des familles Kôga et Iga, deux clans shinobis dont les ancêtres s'étaient entre-déchirés dix ans plus tôt. Leur vie basculent lorsqu'un nouvel ennemi se matérialise devant eux, sous la forme d'une secte d'assassins prêts à tout pour obtenir leurs pouvoirs.

Pourquoi il faut le lire :

Basée sur la série de romans de Futarô Yamada, spécialiste des récits de ninja, la première série Basilisk, adaptée en animé et en manga dans les années 2000, comptait déjà parmi les plus réussis du genre. The Oka Ninja Scrolls s'inscrit pleinement dans cette continuité, autour de planches d'une intensité graphique impressionnante. Le trait précis de Tatsuya Shihira offre des cases travaillées, oscillant en permanence entre poésie et violence.

Dans ce premier tome, le scénario ne révolutionne en rien l'univers ninja, mais tout reste efficacement mise en scène. Cette œuvre, terminée en 5 tomes au Japon, est également adaptée en série animée, avec 24 épisodes disponibles streaming sur Crunchyroll. Enfin, Kurokawa profite du lancement de sa nouvelle série, pour rééditer la première série Basilisk, elle aussi en cinq tomes, parue initialement entre 2006 et 2007 chez nous.

Basilisk - The Oka Ninja Scrolls, de Masaki Yamada (scénario), Tatsuya Shihira et Masaki Segawa (dessin), éd. Kurokawa, tome 1 (sur 5), le 14 février.

Ping Pong

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PING PONG © 1996 Taiyou MATSUMOTO / SHOGAKUKAN

Connu pour ses mangas dignes du cinéma indépendant, Taiyo Matsumoto a frotté son talent à tous les styles, y compris celui du récit sportif. L'auteur de Number 5 et Amer Béton et du récent Eveil (chez Kana), et auquel le Festival international de la BD d'Angoulême a consacré une rétrospective en janvier, s'est notamment intéressé au ping pong. Une discipline explosive sur laquelle, le mangaka revient sur l'amitié de Smile et Peko, qui n'auront de cesse de se consacrer corps et âmes au tennis de table.

Pourquoi il faut le (re)lire :

Considéré comme l'un des meilleurs mangas portant sur un sport, Ping Pong n'a pas usurpé ses éloges. Taiyô Matsumoto y démontre tout son génie et son sens de la réflexion, tout en dépeignant une histoire d'amitié poignante. Surtout, le style graphique du maître offre ici des matchs dantesques.

Les corps s'étirent et les perspectives se déforment pour offrir un spectacle sans temps mort, à l'image de la discipline. Delcourt-Tonkam nous gratifie cette année d'une réédition prestige en 2 tomes d'environ 500 pages chacun. Une décision bienvenue, lorsque l'on sait que les tomes de l'édition précédente (2003) étaient vendus à prix d'or sur le Web. Pour les fans, France Télévisions a également mis à disposition gratuitement sur son site, tous les épisodes de la série animée.

Ping Pong, de Taiyô Matsumoto, éd. Delcourt-Tonkam, tome 1 (sur  2) disponible.

Danganronpa

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©Spike Chunsoft Co., Ltd./KIBOUGAMINE ANIME COMMITEE All Rights Reserved. ©Takashi TSUKIMI 2013. First published in Japan in 2013 by KADOKAWA CORPORATION, Tokyo. French translation rights arranged with KADOKAWA CORPORATION, Tokyo  through TUTTLE-MORI AGENCY, INC., Tokyo.

Mais que se passe-t-il dans l'école Kibôgamine ? Un établissement réputé pour former l'élite de la nation, en n'acceptant sur ses bancs que les meilleurs élèves dans chaque matière. Fier d'y faire sa rentrée, le jeune Makoto va pourtant vite déchanter, lorsque un ourson étrange se présente comme le directeur de ce centre et demande à chaque élève de commettre un meurtre pour être diplômé.

Pourquoi il faut le lire :

Danganronpa, version manga, est l'adaptation de la célèbre série de jeux vidéo du même nom. Ces visuals novels (romans visuels) interactifs rythmés et passionnants s'adressent toutefois aux amateurs de la jeunesse japonaise, tant les stéréotypes sont ici poussés à l'extrême. Toutefois, l'ambiance qui s'en dégage ajoute de l'épaisseur de ce polar bien ficelé, construit comme un «turn pager» à l'américaine. Un huis-clos tour à tour amusant, inquiétant et dramatique. Une bonne pioche à découvrir chez Mana Books.

Danganronpa, de Takashi Tsukimi, éd. Mana Books, tome 1 disponible.

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