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Attentat de la rue des Rosiers : le suspect palestinien Hicham Harb placé en détention provisoire

Hicham Harb a été arrêté le 17 septembre 2025 par les autorités palestiniennes. [Jacques DEMARTHON/AFP]

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé ce vendredi dans un communiqué que le Palestinien Hicham Harb, soupçonné d'avoir supervisé l’attentat antisémite de la rue des Rosiers à Paris en 1982, a été placé en détention provisoire.

«Après notification par le parquet national antiterroriste du mandat d’arrêt délivré à son encontre, (Hicham Harb) a été présenté au juge des libertés et de la détention», a annoncé le Pnat ce vendredi dans un communiqué. «Il a été placé en détention provisoire dans l’attente de sa comparution devant la cour d’assises spécialement composée, compétente en matière de terrorisme», a ajouté l’institution.

Hicham Harb a été arrêté le 17 septembre 2025 par les autorités palestiniennes, quelques jours avant la reconnaissance officielle de la Palestine par Paris. Âgé de 72 ans, il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis 2015.  

Il est aujourd’hui dans l'attente du procès de l'attentat antisémite de la rue des Rosiers à Paris en 1982, qu'il est soupçonné d'avoir supervisé selon le communiqué du Pnat.

Contactée par l'AFP, son avocate française a indiqué qu'elle ne souhaitait pas s'exprimer pour le moment. De son côté, son fils aîné, Bilal Harb a déclaré que «la France est un Etat de droit, et il n'y a aucune preuve» contre lui et «il n'a aucun rapport avec les accusations faites contre lui».

Un procès contesté par les accusés

Pour son avocat sur place, Ammar Dweik, l’extradition de son client constitue «une violation grave de la loi fondamentale palestinienne et un dangereux précédent».

La cour d'assises spéciale doit prochainement juger les suspects de cet attentat qui avait fait six morts et 22 blessés dans le Marais, quartier juif du centre de Paris, il y a un peu plus de quatre décennies. L'attentat a été attribué au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d'Abou Nidal, groupe palestinien dissident de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

La tenue d'un procès était contestée par deux accusés, Abou Zayed, Norvégien d'origine palestinienne considéré comme l'un des tireurs et détenu en France depuis 2020, et Hazza Taha, né en Cisjordanie et soupçonné d'avoir caché des armes à l'époque, sous contrôle judiciaire en France. Mais la Cour de cassation l'a validée.

Deux autres suspects jordaniens de l'attentat de la rue des Rosiers restent en Jordanie.

Hicham Harb, visé aussi par un mandat d'arrêt allemand de 1988 dans le cadre d'un attentat commis à l'aéroport de Francfort en 1985, est également sur les radars d'enquêteurs, notamment en Italie, pour l'attaque d'une synagogue à Rome en 1982.

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