La plate-forme Chauffeur Privé, numéro 2 du VTC en France (derrière l’Américain Uber), change de nom et devient Kapten. Une façon pour l'entreprise française de faciliter son développement international.
«Avec notre joli nom made in France, croyez-nous, cela devenait compliqué», a expliqué la société dans un e-mail envoyé à ses clients. Selon son cofondateur et directeur général, Yan Hascoet, interrogé par BFM TV, «il présentait deux limites : la difficulté pour les non-francophones à le prononcer et sa connotation haut de gamme».
L'entreprise a donc préféré un nom «plus accessible, facilement prononçable et mémorisable», qui rappelle le mot anglais «captain» («capitaine» en français). Avec ce nom plus international, Kapten compte accélérer son expansion à l'étranger. La firme, née en 2012, n'est pour l'instant présente qu'en France (à Paris, Lyon et sur la Côte d'Azur) et au Portugal (elle s'est lancée à Lisbonne en septembre dernier).
Bientôt à Genève et Londres
Aidée par les moyens financiers de sa maison mère, qui l'a rachetée en 2017, le constructeur automobile allemand Daimler (qui possède notamment Mercedes-Benz et Smart), elle vise aujourd'hui une implantation dans quinze villes majeures d'Europe d'ici à 2020. Le lancement à Genève, en Suisse, est prévu dans les prochains jours. Puis, dans quelques semaines, Kapten va débarquer au Royaume-Uni, à Londres, le marché le plus important d'Europe, «trois à cinq fois plus gros que Paris» selon Yan Hascoet, cité par Le Journal du Net.
Chauffeur Privé devient Kapten et se lance à la conquête de l'Europe
— Kapten (@Kapten) 6 février 2019
Avant que vous ne criiez au scandale, laissez-nous vous dire ceci : notre nom change mais notre philosophie reste la même pic.twitter.com/fKZrtJMu4w
Avec ce gigantesque déploiement à venir, la société française espère atteindre les 10 millions d'utilisateurs, soit cinq fois plus qu'aujourd'hui, grâce à un triplement du nombre de chauffeurs (ils sont aujourd'hui 22 000). Cela placerait Kapten sur la deuxième marche du podium européen des entreprises VTC, derrière Uber. Pour réussir cette performance, elle a prévu de recruter une centaine de salariés d'ici à la fin de l'année, qui sont 250 à l'heure actuelle.
Le prix minimum de la course abaissé à 6 euros
Pour accompagner ce développement et parvenir à ses objectifs en termes de nombre de clients, la société a décidé de baisser le prix minimum de ses courses, de 8 à 6 euros, soit le tarif que propose Uber. «Le choix de s’aligner sur 6 euros est là pour attirer une nouvelle clientèle», a justifié Othmane Bouhlal, autre cofondateur de l’entreprise, à Numerama.
Une décision qui pourrait être mal accueillie chez les chauffeurs, mais qui, pour l'entreprise, constitue le prix à payer pour espérer concurrencer Uber et rattraper l'ambitieux Estonien Txfy, déjà présent dans 25 pays dans le monde.

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