Mayotte : un jeune homme de 19 ans tué à coup de pierres devant son lycée

L'agression mortelle s'est déroulée devant le lycée de Sada, au centre-ouest de l'archipel de Mayotte, département français d'outre-mer situé dans l'océan Indien. L'agression mortelle s'est déroulée devant le lycée de Sada, au centre-ouest de l'archipel de Mayotte, département français d'outre-mer situé dans l'océan Indien.[Capture d'écran Google Maps]

Un jeune homme de 19 ans a été tué à coup de pierres samedi 31 août à la mi-journée devant le lycée de Sada, au centre-ouest de l'archipel de Mayotte.

Les conditions de cette agression mortelle restent floues. Selon le procureur de la République Camille Miansoni, le meurtre a été commis par plusieurs personnes non identifiées. Elles auraient pris la fuite et n’auraient pas été appréhendées pour le moment. «A cette heure-ci, on ne connaît pas les motifs, ni les causes, ni les circonstances dans le détail», a par ailleurs déclaré le procureur une fois le décès constaté par les services de secours. 

«Une rixe a éclatée, pour des raisons qui restent à éclaircir. Ce jeune a été pris à partie par une bande d’une bonne dizaine d’individus, s’en est suivi un caillassage, avec un coup fatal porté à son encontre. Les secours sont arrivés très rapidement, et ont essayé de le réanimer pendant un très long moment, en vain», a raconté au Journal de Mayotte le général Philippe Leclercq, commandant de la gendarmerie de cet archipel français situé dans l'océan Indien.

La victime venait s'inscrire au lycée

Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet pour faire la lumière sur ce drame. La dépouille du jeune homme a quant à elle été transférée à l’hôpital de Mamoudzou pour y être autopsiée.

La victime, originaire de Mamoudzou, s'était rendue au lycée de Sada, situé à 20 km de son domicile, dans le but de s'y inscrire, car elle n'avait pas pu obtenir de place près de chez elle. Après le meurtre, les élèves présents dans l’établissement scolaire ont été évacués, a indiqué La 1ère.

Ce décès intervient alors que la ministre des Outre-mer Annick Girardin venait de rappeler les efforts de l’Etat, depuis l'an dernier, pour lutter contre la délinquance et les violences aux abords des établissements scolaires. Ils avaient été entrepris après l’intrusion, le 19 janvier 2018, de jeunes munis d'armes blanches au lycée Gustave Eiffel de Kahani, au centre de Mayotte, qui s'en étaient pris violemment aux élèves et au personnel.

Cet événement avait provoqué une grève contre l'insécurité, qui avait paralysé l'île pendant près de trois mois, et qui avait abouti à un plan de 50 mesures pour l'avenir de Mayotte.

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