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Coronavirus : l'Etat enfin au secours des transports parisiens ?

Des négociations vont avoir lieu concernant les pertes économiques causées par le coronavirus.[© GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

Alors que la crise économique engendrée par le coronavirus menace déjà d'avoir des répercussions sur les voyageurs franciliens, le gouvernement semble avoir accepté ce mardi 21 juillet de déployer les grands moyens pour soutenir les transports en commun de région parisienne.

«Enfin Jean Castex mandate le gouvernement pour ouvrir la négociation avec Ile-de-France MobilitÉs pour un plan de soutien global», a commenté Valérie Pécresse, la présidente (Libres !, ex-LR) de la région, au sortir d'une réunion ce mardi avec Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, et Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué aux Transports.

«Aujourd'hui, la porte est ouverte, la main du gouvernement est enfin tendue et donc nous allons la saisir», a ajouté celle qui est aussi présidente d'IDF Mobilités, l'autorité gestionnaire des transports.

Un Bras de fer stérile jusqu'à présent

Une première bonne nouvelle dans un bras de fer engagé depuis plusieurs semaines, et qui était jusqu'à présent stérile. Valérie Pécresse estime en effet que le coronavirus et le confinement ont causé un trou de 2,6 milliards d'euros dans les finances d'IDF Mobilités. Faute d'aides suffisantes de l'Etat, la présidente a décidé le 8 juillet de ne plus verser d'argent à la SNCF et la RATP, qui opèrent les transports franciliens.

Contestant le montant de la facture, le gouvernement ne proposait «que» 425 millions d'euros. Une enveloppe portée à 600 millions d'euros ce mardi 21 juillet par les parlementaires dans le projet de loi de finances rectificatif.

L'ouverture des négociations, avec une nouvelle entrevue prévue «dès la semaine prochaine», semble donc indiquer la volonté de l'Etat d'augmenter sa proposition financière. Il faut dire qu'en deux semaines, la décision d'IDF Mobilités laissait déjà craindre des répercussions concrètes pour les millions de voyageurs franciliens.

Si Valérie Pécresse se refuse «pour le moment» à envisager une hausse du prix du Navigo – estimée à 20 euros pour combler le manque à gagner –, la SNCF a annoncé lundi 20 juillet le gel de 80 projets en région parisienne. Parmi eux, l'achat de nouveaux trains pour le RER B, ainsi que pour les ligne N et R du Transilien, d'après Le Parisien.

Inquiète pour les usagers et les fournisseurs de matériels, la présidente francilienne demande donc que «l'Etat actionnaire empêche la SNCF de bloquer ses investissements» en préalable au discussions.

Mais le gouffre de 2 milliards d'euros entre le besoin d'IDF Mobilités et la proposition actuelle du gouvernement annonce des négociations à venir très compliquées. En sachant que l'Etat a déjà prévu de débourser 8 milliards d'euros pour le secteur automobile et 15 milliards pour la filière aéronautique. D'autant que les transports franciliens souffriRont eux-aussi à nouveau en cas de nouvelle vague de coronavirus.

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