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École Stanislas : la région Ile-de-France maintient son financement même si elle reconnaît des «manquements»

La direction du collègue Stanislas a jugé que ce rapport de l'Education nationale ne validait pas les reproches formulés à son encontre. [THOMAS SAMSON / AFP]

La région Ile-de-France a reconnu ce vendredi 19 janvier des «manquements» à l’école Stanislas, accusée de «dérives» dans un rapport officiel, tout en indiquant de maintenir son financement, contrairement à la Ville de Paris.

Un établissement dans la tourmente. Ce vendredi 19 janvier, la région Île-de-France a reconnu «des manquements manifestes au lycée Stanislas», déclarant les avoir appris «dans la presse». 

Pour rappel, l’école est vivement critiquée depuis un rapport de l'Éducation nationale publié mardi par Mediapart, qui a relevé notamment «des dérives dans l'application du contrat d'association» de l'établissement avec l'État, comme par exemple l'obligation de suivre des cours de catéchisme, ce qui est contraire à la loi.

Une polémique qui trouve son origine dans les propos de la nouvelle ministre de l’Éducation nationale Amélie Oudéa-Castéra sur la scolarisation de ses enfants à Stanislas, suscitant un tollé. Fragilisée dès sa nomination, elle a demandé au Premier ministre Gabriel Attal de se dessaisir du rapport et du suivi de ses recommandations.

Pour autant, la région a fait savoir qu’elle maintiendrait son financement à l’école. «A partir du moment où l'État maintient le contrat d'association» de cet établissement huppé du 6e arrondissement de Paris, «le financement est maintenu», a résumé l'entourage de la présidente de région Valérie Pécresse à l’AFP, avant le vote, le 31 janvier en commission permanente, d'une première enveloppe de 917.000 euros, la plus importante de la région pour une école privée.

Ce montant correspond à 70% du forfait annuel, une subvention obligatoire, calculée en fonction du nombre d'élèves et versée par la région qui a la main sur le second degré. Le solde, estimé à 30%, sera versé en juillet.

Ce mercredi, par l’intermédiaire d’un communiqué, la mairie de Paris a annoncé qu’elle suspendait son financement «dans l’attente des clarifications requises de la part de l’Etat». 

Des «dérives» également dans la teneur des cours

Le rapport de l’Éducation nationale souligne également des «dérives» dans la teneur des cours, relevant que «certains catéchistes expriment des convictions personnelles qui outrepassent les positions de l’Église catholique, par exemple sur l’IVG», ou «susceptibles d’être qualifiées pénalement sur l’homosexualité».



La direction de cet établissement et le diocèse de Paris ont jugé que ce rapport ne valide pas les graves reproches relayés dans plusieurs publications. 

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