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Fin de vie, cumul des mandats, respect du RN... Les premières tensions apparaissent au sein du bloc central

À coup de moues et de «non» mimés de la tête, la présidente de l'Assemblée nationale a mis en lumière les premiers désaccords entre le Premier ministre et la macronie. [REUTERS/Benoit Tessier]

Deux jours après la déclaration de politique générale de François Bayrou, les premières tensions apparaissent au sein du bloc central. Fin de vie, cumul des mandats, ou encore respect du RN, nombreux sont les désaccords entre le Premier ministre et la macronie, emmenée par Yaël Braun-Pivet.

Personne n’est passé à côté ce mardi. Alors que François Bayrou déroulait sa vision pour sa mandature, annonçant quelques propositions dans un dédale oratoire d’une heure et demi offert aux députés, la présidente de l’Assemblée nationale n’a pas caché sa désapprobation, au moment où le Premier ministre proposait de revenir au cumul des mandats ou lorsqu’il n’accordait qu’à peine une ou deux phrases au projet de loi sur la fin de vie, cher à Yaël Braun-Pivet. 

À coup de moues et de «non» mimés de la tête, la présidente de l'Assemblée nationale a mis en lumière les premiers désaccords entre le Premier ministre et la macronie.

Des priorités questionnées

Alors qu’elle ne s’est pas opposée au profil de François Bayrou pour Matignon, Yaël Braun-Pivet a semblé pour le moins surprise, à l’annonce des mesures proposées par le Premier ministre devant l’Assemblée nationale.

Une impression confirmée par la principale intéressée sur RTL : «Je ne veux pas le retour des baronnies locales. C’est ce qu’on a remplacé en 2017, il n’est pas question de le recréer en 2025», a-t-elle affirmé au sujet du cumul des mandats. «J’aurais préféré que le Premier ministre, au lieu de prendre un avion pour Pau, prenne un avion pour Mamoudzou», avait-elle déjà tancé à l’époque où François Bayrou avait choisi de se rendre au conseil municipal de sa ville plutôt qu’à Mayotte.

«J’étais, comme beaucoup, extrêmement déçue. J’attends des engagements et je ne les ai pas vus. On ne peut pas, comme ça, passer ce débat à la trappe», a encore déploré la présidente Renaissance de l’Assemblée nationale au sujet du projet de loi sur la fin de vie, grand oublié du discours de François Bayrou. 

Respect du RN et négociations avec le PS

Et la présidente de l’Assemblée nationale n’est pas la seule à se détacher de la communication du Premier ministre. Quand l'ancien socialiste devenu ministre de l'Aménagement du territoire François Rebsamen dit qu'il «respecte toutes les forces politiques, sauf le RN», la porte-parole Sophie Primas reconnaît que «ce n'est pas la position du gouvernement» qui défend le respect de «toutes» les forces politiques. 

Le même ministre a aussi assuré, en son nom propre, que le Parlement serait «saisi», «quel que soit le résultat» des concertations sur les retraites. Alors que François Bayrou n'a évoqué cette possibilité qu'en cas d'accord complet ou même d'accord «partiel».

Idem pour les «économies historiques» annoncées par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin pour le prochain budget. Une communication dommageable pour l’entourage proche du Premier ministre, au moment ou ce dernier doit négocier avec le PS pour consolider sa position. A cet égard, le chef de file des sénateurs socialistes Patrick Kanner s'est notamment dit «inquiet», ce mercredi de «découvrir les sujets sur lesquels le gouvernement fera de nouvelles économies».

Des premiers désaccords qui ne paraissent pas insurmontables, mais qui brouillent le message porté par le bloc central. Alors qu’une motion de censure, déposée par la France insoumise, doit être votée ce jeudi à l’Assemblée, la macronie et ses alliés pourraient pâtir de ce signal envoyé aux oppositions. Si le gouvernement a été formé «avec un objectif d'union pendant cette période sans majorité», explique l’entourage du Premier ministre, «l'idée n’est pas d’effacer les positions des uns et des autres», a-t-il conclu. 

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