Alors que la journée du jeudi 18 septembre s’annonce très perturbée dans les transports franciliens, la manifestation de l’intersyndicale devrait partir depuis la place de la Bastille.
Une journée qui s’annonce particulièrement perturbée dans la capitale. La mobilisation du jeudi 18 septembre sera marquée par d’importantes grèves dans les transports, mais aussi par une manifestation dans les rues de Paris.
Selon une source syndicale à CNEWS, le rassemblement devrait débuter à 14h, depuis la place de la Bastille. Les manifestants étant invités à se rassembler sur place dès 12h30.
Le cortège se rendra par la suite à la place de la République, avant de finir à la Place de la Nation.
Un trafic «perturbé» dans les transports
Le ministre des Transports démissionnaire Philippe Tabarot a annoncé ce mardi que le trafic serait «très perturbé» dans le métro parisien et «perturbé» sur certaines lignes de train d'Ile-de-France jeudi, journée de grève nationale.
Dans le métro, à l'exception des lignes automatiques, la RATP ne prévoit d'assurer le trafic qu'aux «heures de pointe», a indiqué la régie sur son site internet. Plusieurs lignes de bus devraient être fermées, a également indiqué la RATP, quand le réseau de tramway devrait être épargné sur la plupart des lignes. A noter également que 3 TER sur 5 et 9 TGV sur 10 circuleront ce jeudi.
Bruno Retailleau mobilise les préfets
Les organisations syndicales appellent à faire grève et manifester jeudi pour contester des mesures budgétaires «brutales», annoncées cet été, et que le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pour l'heure pas écartées, même s'il a opéré une reculade sur la suppression de deux jours fériés.
Alors que plus de 400.000 personnes pourraient manifester, Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur démissionnaire, a donné ses consignes aux préfets.
Dans un télégramme, il leur a demandé «de garantir la liberté fondamentale de manifester tout en assurant l'ordre et la tranquillité publics», notamment en entrant en lien avec les syndicats avant les manifestations, pour s'assurer qu'elles se dérouleront dans les règles.
Bruno Retailleau a identifié des «risques de troubles à l'ordre public importants» et mis en garde contre «la présence de groupuscules d'ultragauche» qui, selon lui, «essaieront d'infiltrer les cortèges officiels».