Il est 14h47, l'audience vient de reprendre.
L'audience a été suspendue. Elle reprendra à 14h30.
Visée par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), émise en août 2022, Dahbia Benkired a indiqué qu’«il n’y avait pas de raison» de repartir en Algérie. «Je me sens libre en France. En Algérie, on n'a pas de vie. Il n'y avait pas de raison. J'ai fait mes études ici, j'ai grandi ici, j'ai toute ma famille ici. Je vais faire quoi là-bas ?», s'est-elle interrogée.
L’accusée a abordé l’agression qu’elle a subie à 14 ans. «A l’âge de 14 ans, j’ai subi un viol de mon voisin, ça m’a marqué à vie», a-t-elle raconté. «Quand on partait en vacances (...) quand je partais à la mer avec mes deux parents», a-t-elle ajouté.
L’accusée de 27 ans est ensuite revenue sur la relation qu’elle entretenait avec son père, expliquant que ce dernier la «frappait beaucoup».
«Il ne voulait pas que je sorte. Il voulait que je reste concentrée que sur la religion. Mais moi, j'aimais bien sortir le soir. Il me frappait jusqu'à ce que je saigne du nez», déclare-t-elle depuis le box des accusés.
«Je veux que justice soit faite pour ma fille», a déclaré la mère de Lola ce vendredi à l'ouverture du procès de Dahbia Benkired, accusée du meurtre de son enfant.
Alors qu’une enquêtrice de personnalité a indiqué que l’accusée avait subi une agression sexuelle à 14 ans, l’ex-compagnon de Dahbia Benkired et une ancienne professeure ont, eux, décrit une «personnalité stable», plutôt «méritante», et ce malgré les difficultés vécues.
Appelée à la barre, l’enquêtrice de personnalité a fait savoir que l’accusée du meurtre de Lola Dahbia Benkired, qu’elle a rencontrée lors de sa détention, a évoqué «une découverte de sexualité à 14 ans avec l'agression sexuelle d'un voisin».
L’accusée aurait aussi rapporté des «abus répétés» par ses tantes. Ces dernières l’auraient contrainte à regarder «des films pornographiques pendant l’adolescence».
A l'ouverture du procès, l'accusée Dahbia Benkired s'est exprimée à la barre. «C'est horrible ce que j'ai fait», a-t-elle dit.
«J’aimerais demander pardon à la famille, c’est horrible ce que j’ai fait, je suis désolée», a-t-elle déclaré. Le frère de Lola s’est ensuite adressé à l’accusée lui demandant de dire «toute la vérité, à toute la France».
«Au nom de toute la famille, les proches de ma sœur, mon père qui n’est plus là. On voudrait que vous disiez toute vérité, à toute la France, merci», a-t-il dit.
Depuis le Palais de Justice de Paris, notre journaliste Juliette Sadat revient sur les premiers instants du procès du meurtre de Lola.
Le procès de Dahbia Benkired vient de s'ouvrir devant la cour d'assises de Paris.
L’accusée Dahbia Benkired s’est installée dans le box des accusés. Elle a pris du poids. Elle a les cheveux tirés en arrière dans un chignon. Elle est vêtue d’un t-shirt blanc et d’un gilet noir.
A son arrivée, plusieurs membres de la famille de Lola ont éclaté en sanglot et sont sortis de la salle pour être emmenés dans une salle annexe. Pendant ce temps, les journalistes attendent pour entrer dans la salle Victor Hugo.
Les avocats de la défense Alexandre Valois et Lucile Bertier sont arrivés, peu après 9h15, au Palais de Justice, sans dire le moindre mot à la presse.
Dès ce vendredi 17 octobre, la cour d’assises de Paris doit se pencher sur le procès du meurtre de Lola, 12 ans, le 14 octobre 2022. L’accusée, Dahbia Benkired, doit être entendue mercredi 22 octobre prochain.
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La principale suspecte Dahbia Benkired, poursuivie pour meurtre d’un mineur de 15 ans et de viol commis sur un mineur avec torture ou acte de barbarie, devra être entendue mercredi 22 octobre prochain. Les faits reprochés qui lui font encourir la réclusion criminelle à perpétuité.
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Dès ce vendredi 17 octobre, la cour d’assises de Paris doit se pencher sur une affaire ayant ému toute la France en octobre 2022. Il s’agit du meurtre de Lola Daviet, 12 ans. La principale accusée n’est autre que Dahbia Benkired, une Algérienne de 27 ans.
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