Ce vendredi, le gouvernement s’est engagé à ne procéder à aucune augmentation des franchises médicales, ni dans le budget de la Sécurité sociale, ni par décret.
Alors que l’examen du projet de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) se poursuit à l’Assemblée nationale, l’exécutif revient sur une de ses propositions. Ce vendredi, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon s’est engagée à ce qu’il n’y ait aucune augmentation des franchises médicales, ni dans le budget de la Sécu, ni par décret. Invitée sur TF1, celle-ci a reconnu l’absence de majorité pour faire passer cette disposition souhaitée au départ par le gouvernement.
"Il n'y aura pas d'augmentation des franchises médicales dans le budget qui est étudié (...) Si on renonce à cette mesure-là parce qu'on écoute l'Assemblée nationale, il faudra trouver des mesures d'économies à mettre en face", @MaudBregeon dans #BonjourLaMatinaleTF1pic.twitter.com/NfSlvE3BwL
— TF1Info (@TF1Info) December 5, 2025
Pour rappel, la franchise médicale correspond à une somme que les assurés sociaux doivent payer pour des actes de santé. Celle-ci est directement déduite des remboursements versés par la caisse d’Assurance maladie. Initialement, le gouvernement souhaitait, dans son texte, doubler ces franchises.
Sébastien Lecornu au cœur des débats
Alors que l’adoption du PLFSS à l’Assemblée nationale semble compliquée, en raison d’un grand nombre d’oppositions, de tous bords, Sébastien Lecornu a souhaité prendre une place centrale dans les débats.
Ce jeudi, après avoir annulé ses rendez-vous avec les syndicats CGT et CFDT, le Premier ministre a, de nouveau, appelé les formations politiques à prendre leurs responsabilités. Le chef du gouvernement n’a d’ailleurs cessé de rappeler qu’il n’utiliserait pas l’article 49.3 pour faire adopter son texte. Celui-ci a cependant multiplié les demandes de suspension de séance à l’Assemblée nationale, afin de négocier directement avec les différents groupes politiques.
Sébastien Lecornu a également demandé au directeur de la Sécurité sociale, dans un courrier daté du 2 décembre, d’évaluer «les conséquences» d’une absence ou d’un retard de budget pour la Sécurité sociale.