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Disparition de Lyhanna : Jordan Bardella, Bruno Retailleau, Edouard Philippe... Le fonctionnement de la justice critiqué de toutes parts

Un corps identifié comme étant probablement celui de Lyhanna, une collégienne de 11 ans disparue depuis le 29 mai, a été retrouvé jeudi dans le Gers. Depuis quelques jours, les critiques s'intensifient sur les éventuelles failles judiciaires dans cette affaire

Une affaire qui fait vaciller l'appareil judiciaire. Un corps qui pourrait être celui de Lyhanna, collégienne de 11 ans portée disparue depuis le 29 mai, a été retrouvé jeudi dans le Gers. L’identification devra toutefois être confirmée par une autopsie. Dans le même temps, de vives critiques émergent quant à d’éventuelles défaillances du système judiciaire, alors que le principal suspect faisait déjà l’objet de plusieurs plaintes.

Gérald Darmanin s'est dit jeudi terrifié «par ce dysfonctionnement qui est révélateur, je crois, de notre mauvaise organisation». Le garde des Sceaux a notamment pointé la lenteur de la transmission des dossiers entre les parquets compétents et les délais de réalisation des actes d'enquête dans ces précédents dossiers.  

Dans l'opposition, les réactions n’ont pas tardé. Jeudi soir, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé une lourde défaillance de l’État, estimant que «le peuple français exige des comptes», dans un message publié sur X.  

La parole des enfants pas assez prise au sérieux

«Notre système judiciaire est une faillite, il faut le réformer en profondeur. Une société qui n'est même plus capable de protéger ses enfants est une société dont les membres finiront par se dresser les uns contre les autres», a accusé sur X le président des Républicains (LR) et candidat pour 2027 Bruno Retailleau.  

 «Quand la parole d'un enfant est recueillie ou signalée, pourquoi toute la chaîne de l'Etat ne se met-elle pas immédiatement en alerte ?», a questionné sur le même réseau social Edouard Philippe, le prétendant du parti Horizons.

Un manque de moyens pour la gauche

A gauche, la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, également candidate à l'Elysée, a de son côté dénoncé une affaire «symbole d'un système politico-judiciaire incapable de gérer le sujet des violences sexistes et sexuelles». «Par manque de moyens, mais pas seulement», a-t-elle ajouté, estimant «qu'on a laissé un pédocriminel en toute liberté, malgré les alertes».

Toujours à gauche, la cheffe des députés LFI Mathilde Panot, proche du candidat Jean-Luc Mélenchon, a fustigé le «résultat de la domination patriarcale systémique, d'années de sous-financement de la justice, de mépris de la parole des enfants».

Ce vendredi matin, le porte-parole du ministère de la Justice a également pris la parole : «Nous sommes tous terrifiés par ce dysfonctionnement qui est révélateur de notre mauvaise organisation et, sans doute, au ministère de la Justice comme ailleurs, du fait que nous ne prenons pas au sérieux la parole de l’enfant», a ajouté Sacha Straub-Kahn précisant qu’il prendra «ses responsabilités». 

Un réunion ce vendredi

Face à la gravité de la situation, Matignon a annoncé qu’une réunion se tiendrait ce vendredi à l’initiative du Premier ministre Sébastien Lecornu, en présence des ministres de l’Intérieur et de la Justice. 

L’objectif : examiner cette affaire de près et faire la lumière sur de possibles manquements dans le traitement de plaintes pour viol visant l’homme soupçonné d’avoir enlevé la jeune fille.

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