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ONG interdites à Gaza : le chef de l'ONU appelle Israël à revenir sur sa décision qui risque de «saper les fragiles progrès du cessez-le-feu»

La règlementation ne s'applique officiellement qu'à Gaza. [© REUTERS/Mahmoud Issa]

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a appelé Israël, ce vendredi 2 janvier, à revenir sur sa décision d'interdire l'accès à la bande de Gaza à de nombreuses organisations humanitaires internationales. 

La crainte de nouveaux ralentissements dans la fourniture d'aide à Gaza. Jeudi 1ᵉʳ janvier, Israël confirmait interdire d'accès à la bande de Gaza, 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de leurs employés, exigée désormais officiellement à des fins de «sécurité». Alerté, le secrétaire général de l'ONU a appelé, ce vendredi, à revenir sur la décision. 

Antonio Guterres s'est déclaré «très inquiet de l'annonce des autorités israéliennes de suspendre les opérations de plusieurs ONG internationales dans les territoires palestiniens». Il a appelé à annuler «cette mesure», a relayé Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU

Ces 37 organisations humanitaires internationales «sont indispensables pour le travail humanitaire vital», a estimé Antonio Guterres, qui a alerté : «Cette suspension risque de saper les fragiles progrès faits pendant le cessez-le-feu à Gaza».

Parmi ces ONG figurent de grands acteurs du secteur, tels que Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council (NRC), Care, World Vision ou encore Oxfam

Une restriction qui risque «d'exacerber la crise humanitaire»

Selon le secrétaire général de l'ONU, l'annonce d'Israël «s'ajoute à de précédentes restrictions qui ont déjà ralenti l'entrée cruciale de nourriture, d'équipements médicaux et d'hygiène et d'abris à Gaza». La décision des responsables de l'État hébreu «va encore exacerber la crise humanitaire que subissent les Palestiniens», a-t-il déploré. 

Une mesure de «sécurité» qui fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d'aide à Gaza. Cette dernière étant victime, depuis les attaques du Hamas en territoire israélien du 7-Octobre ayant fait environ 1.200 morts, de deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a besoin de logements, de soins et de nourriture en urgence.

Cette retenue suggère aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG. 

La règlementation ne s'applique officiellement qu'à Gaza, mais les organisations ne cachent pas leur inquiétude, face à la possibilité qu'elle soit étendue à l'avenir dans les territoires surveillés par les forces armées de Tsahal. 

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