Un homme est jugé ce vendredi 31 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est soupçonné d’avoir proféré des insultes antisémites dans le métro parisien avant de cracher sur une femme au cours du mois d’août 2024.
C’est une affaire qui remonte à l’été 2024 et qui avait beaucoup choqué. Le 15 août dernier, une femme avait déposé plainte au commissariat, dénonçant des propos antisémites tenus par un homme dans le métro parisien, plus précisément sur la ligne 9.
Plus de cinq mois après les faits, le mis en cause, sans domicile fixe, doit comparaître devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris, ce vendredi 31 janvier, dans le cadre de son procès.
À l’époque des faits, qui se sont déroulés le 14 août, soit la veille du dépôt de plainte de la victime, l’homme était agité. Dans sa plainte, la victime indique que le suspect avait fini par lui cracher dessus lorsqu’elle était intervenue.
🔴 Ayant pris connaissance de cette vidéo, le préfet de Police a immédiatement signalé les faits à la procureure de la République de Paris.
Le préfet de Police a demandé à ses effectifs que tous les moyens soient mis en œuvre pour retrouver l’auteur de ces propos abjects. https://t.co/eUbS9hnq5Y— Préfecture de Police (@prefpolice) August 15, 2024
La séquence, filmée et montrant les agissements du suspect, avait été publiée sur le réseau social X.
Les images montraient ainsi l'individu, déambulant dans la rame et proférant des insultes antisémites, notamment en répétant : «Hitler avait raison, il aurait dû tuer tous les Juifs».
Les faits avaient, par la suite, été signalés par le préfet de Police à la procureure de la République de Paris.
1.570 actes antisémites en 2024
Vendredi 16 août, cet homme, alcoolisé, avait été placé en garde à vue, comme l’a rappelé le parquet de Paris à CNEWS. Il avait été déféré deux jours plus tard, soit le 18 août, devant un juge des libertés et de la détention «qui a décidé de le placer sous contrôle judiciaire et de fixer l’audience au 31 janvier 2025 à 13h30 devant 10e chambre», indique le ministère public.
L’homme est poursuivi pour «violence n’ayant pas entraîné d’incapacité de travail commises en raison de l’appartenance vraie ou supposée à une origine, ethnie, nation ou religion». Ce délit fait encourir trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.
Il est aussi poursuivi pour «apologie publique de crime ou délit», faisant encourir cinq ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.
Pour rappel, les actes antisémites recensés en France sont restés à un niveau «historique» en 2024, à 1.570 contre 1.676 en 2023, selon un rapport publié mercredi 22 janvier 2025 par le Crif qui a déploré que la thématique palestinienne ait servi de «puissant catalyseur».