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Meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille : la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée à Paris saisie de l’enquête

Mehdi Kessaci, petit frère du militant anti-drogue Amine Kessaci, «a été tué en pleine rue de plusieurs tirs d’arme de poing». [Christophe SIMON / AFP]

Pilotée jusque-là par le parquet de Marseille, l’enquête concernant l’assassinat de Mehdi Kessaci jeudi 13 novembre est désormais transférée à la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (JUNALCO) à Paris. 

C’est une nouvelle étape dans l’instruction. Cinq jours après le meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille, l’enquête prend une autre tournure ce mardi 18 novembre. En effet, le parquet de Paris et de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (JUNALCO) sont saisis du dossier qui était, jusque-là, piloté par le parquet de Marseille, a appris CNEWS. 

«Le deux parquets ayant échangé depuis la commission des faits ont formalisé ce dessaisissement le 18 novembre 2025», nous a indiqué le parquet de Paris et de la JUNALCO ce jour.

L’enquête, ouverte des chefs de «meurtre en bande organisée avec préméditation, associations de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée, destruction par moyens dangereux en bande organisée, vol en bande organisée et recel en bande organisée de vol en bande organisée», est confiée à la Direction Nationale de la Police Judiciaire, notamment l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), ainsi qu’à la Direction zonale de la police nationale (DZPN) Sud, à savoir la brigade criminelle de Marseille. 

Un «assassinat d’avertissement» 

Dans son premier communiqué après les faits, le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessone, a fait savoir que ceux-ci s’étaient produits jeudi 13 novembre à 14h30 dans le 4e arrondissement de la cité phocéenne. 

Mehdi Kessaci, petit frère du militant anti-drogue Amine Kessaci, «a été tué en pleine rue de plusieurs tirs d’arme de poing». D’après le magistrat, citant les premiers éléments de l’enquête, «une moto s’est portée à hauteur du véhicule de la victime qui venait de se garer. Le passager arrière de la moto a tiré à plusieurs reprises sur la victime, qui était toujours dans son véhicule». Plusieurs étuis de 9 mm ont été retrouvés sur place.

Au vu de tous ces éléments et de l’identité de la victime, le parquet de Marseille s’est rapidement orienté vers la piste d’un «assassinat d’avertissement» visant Amine Kessaci. 

À l’issue d’une réunion au sommet sur le narcobanditisme qui s’est tenue ce mardi à l’Elysée, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a évoqué «un crime d’intimidation». 

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